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Continue-t-on la surveillance de K?

Werner Koch

Introduction et préface de Hanna Koch

Texte édité par Christiane Chanliau et Jean-Michel Duval

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La deuxième guerre mondiale a tellement dépassé notre entendement que nous essayons depuis de la cerner en nous appuyant sur quelques certitudes, vite devenues des poncifs : il n’y aurait pas eu de résistance en Allemagne, l’Église protestante dans son entier aurait collaboré avec le régime nazi, on ne pouvait alors qu’être victime ou bourreau…

Mais il y a des trajectoires qui viennent, et c’est heureux, bouleverser ces analyses confortables, et celle de Werner Koch en est une. Jeune pasteur, il embrasse les thèses de l’Église confessante, une scission de l’Église protestante, et, au sein d’elle, s’oppose dès le début des années trente à Hitler. Arrêté et interné en camp de concentration, il en est libéré en 1938 pour être incorporé dans l’armée allemande en 1939. Pragmatisme des nazis ou ironie de l’Histoire, l’ancien prisonnier politique est alors affecté à la surveillance des prisonniers de guerre.

Dans ce rôle, il fera preuve d’une humanité reconnue de tous. Et c’est sans doute l’étrange leçon de ce parcours exceptionnel : on peut toujours s’opposer à l’horreur, où qu’on soit.

Publié en 1982 en Allemagne, Continue-t-on la surveillance de K ?, le récit autobiographique du pasteur Koch, n’avait jamais été traduit en français, malgré l’attachement de Werner Koch à la France. C’est Hanna, une de ses filles, qui s’est attelée à ce devoir de mémoire.

Papier : 21.50 € Numérique : 9,99 €

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Refondations du service public hospitalier et des politiques publiques relatives aux handicaps

Edouard Couty, Hervé Rihal

Préface de Philippe Renou

Texte édité par Robert Lévy

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Le service public hospitalier et les politiques publiques relatives aux handicaps sont les deux versants d’une refondation de la Santé basée sur la solidarité et l’innovation. 

Édouard Couty a consacré sa vie aux hôpitaux publics. Dès 1991, conseiller de Claude Evin, il a contribué à jeter les bases d’une planification sanitaire. Directeur des Hôpitaux, il a participé au développement du service public hospitalier (loi Boulin (1970) de façon à garantir l’égalité des soins et les valeurs du service public, sans oublier le versant libéral, garant de l’indépendance professionnelle. Inquiet des nouvelles règles du management, Édouard Couty milite pour la coopération privé/public et non pour la seule concurrence, parce que la santé n’est pas une marchandise. Il développe ici les éléments essentiels d’ une refondation de notre système de santé tout en tenant compte de la crise actuelle.

Hervé Rihal, agrégé de Droit Public, analyse les problèmes des personnes handicapées ; soulignant les progrès mais aussi les difficultés des politiques publiques relatives aux handicaps. Là encore, c’est de solidarité qu’il faut parler et la refondation proposée passera par la reconnaissance pleine et entière des droits de toutes les personnes handicapées et des problèmes spécifiques liés à la diversité des handicaps. Solidarité nationale : les valides, doivent, enfin, comprendre, accompagner, soutenir les personnes handicapées, qui ne sont pas des malades mais des citoyens souhaitant, en particulier par le travail, participer comme les autres à la vie de la Nation. Compensation, accessibilité, scolarisation, aménagement du travail, vie culturelle, autant de  chapitres essentiels qui imposent de tenir compte des besoins de tous. Comment les politiques publiques peuvent-elles améliorer, le bien-être des personnes handicapées, tout au long de leur vie et en tenant compte de chaque handicap ?   Telle est la question.

Cet ouvrage est le deuxième de l’atelier « Médecine » pour « Renaissance des Lumières ».

Édouard Couty, Conseiller Maître honoraire à la Cour des Comptes, directeur d’hôpital, conseiller au cabinet de Claude Evin ministre de la santé1988/1991, ancien président de la conférence des directeurs généraux de CHU, ancien directeur de l’hospitalisation et de l’offre de soins au ministère de la santé 1997/2004, enseignant à la chaire santé Sciences Po Paris.     

Hervé Rihal, né en 1955, est docteur en droit public depuis 1992 ; il est agrégé de droit public. Durant 39 ans, il a été assistant puis professeur de droit public à l’université d’Angers. Depuis 2017, il est professeur émérite. Il a dirigé le master de droit des interventions sanitaires et sociales des collectivités territoriales. Il a rédigé de nombreuses études et notes de jurisprudence, notamment relatives à l’aide sociale et aux personnes handicapées.

Papier : 21.50 € Numérique : 9,99 €

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Citroën et le citroënisme

Joël Broustail

Texte édité par Jean Michel Ollé

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Dans cet ouvrage original, Joël Broustail revisite l’histoire de la firme longtemps la plus innovante de l’histoire automobile, de la destinée aussi glorieuse que tragique de l’entrepreneur André Citroën à la survie de la marque au sein d’un grand groupe industriel global. C’est aussi l’histoire d’une passion automobile, le « citroënisme », qui a traversé – et, parfois, clivé – la société française et, au-delà, rayonné dans le monde entier.

A partir d’un récit minutieux, étayé par de nombreuses sources et un appareil statistique abondant, il propose des analyses approfondies sur l’innovation dans les sociétés modernes, le progressisme technologique et ses formes atypiques, voire non-conformistes : le citroënisme serait une forme moderne de messianisme technologique analogue, dans le domaine des objets techniques, aux autres idéalismes progressistes, idéologiques ou politiques, qui ont marqué le XXème siècle.

Joël Broustail, professeur à Sorbonne Université et chercheur au SIRICE, est l’auteur de nombreuses publications, de l’histoire des minorités religieuses à la diffusion des innovations. Il a exercé diverses responsabilités, notamment en Asie et au Moyen-Orient, et enseigne dans plusieurs universités étrangères.

Ancien élève de l’École Normale Supérieure, de HEC et de la Sorbonne, il est agrégé d’histoire, agrégé et docteur en sciences de gestion.

Papier : 29.90 € Numérique : 9,99 €

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Une fleur rouge contre un mur blanc

Hélène Bruntz

Texte édité par Jean Roccia

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Comme souvent, ce livre est un voyage. Dans le temps d’abord : grâce à une savante construction, on voyage d’aujourd’hui à hier, de  remords en souvenirs, et on regarde Antoine et Djamila se rencontrer, s’oublier, se rechercher. Dans l’espace aussi : entre beaux quartiers de Paris et village perdu aux portes du grand sud marocain. Après la rencontre, solaire, des deux jeunes gens, on fera souvent le trajet entre ces deux lieux, en touriste ou en immigrant.

Tout ça pour quoi ? Pour qui, en fait : « Un enfant aux cheveux blonds, debout devant un mur blanc inondé de soleil. Le cliché pouvait avoir été pris aussi bien en France. L’enfant souriait, vêtu d’une chemisette bleue. Et il lui ressemblait étonnamment. »

C’est lui qui met tout le monde sur la route, celle qui mène au bonheur… si on a le courage de la suivre.

Une fleur rouge contre un mur blanc est le troisième roman que publie Hélène Bruntz, après Trouver l’aiguille et Le prince des girafes

Papier : 19.90 € Numérique : 9,99 €

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Heureuse qui comme Alice

Joëlle Cuvilliez

Texte édité par Jean-Michel Platier

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« Mémé, elle dit : La question n’est plus de savoir si tu vas y arriver, mon Dédé. Parce que j’ai l’impression que tu y es déjà. »

Mémé a le sens de la formule et l’art de raconter à Dédé qu’elle élève des histoires où il est question du destin des marins, de la vie des femmes restées à quai, des gars de vingt ans qui partent à la guerre, de l’extraordinaire niché au creux du quotidien. Dédé s’y abreuve et s’en nourrit jusqu’au jour où il lui faut partir, loin, vers les rives de la Méditerranée, mer de tous les possibles. Ces récits deviennent alors des compagnons et des guides tout au long du voyage initiatique qui le transformera et lui donnera les clés de sa vie future.

Un roman optimiste, plein de tendresse et d’humanité. Pour croire que tout cela est peut-être possible…

Papier : 16.90 € Numérique : 9,99 €

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Un seul être

Nic Diament

Texte édité par Marie Lallouet

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« On a bu. C’était plaisant, tout était plaisant. On a ri. On a parlé. De quoi ? De tout, de rien. De la fille qui chante Zerline. De ma robe neuve. Anne passe la main sur sa cuisse et lisse le tissu bleu. Du dîner après. Un rite entre nous, je ne sais jamais dans quel restaurant… Puis je suis partie aux toilettes, il y avait une queue interminable et quand je suis revenue… »

Anne se tait, le flic la regarde, les yeux flous derrière ses lunettes carrées. Myope lui aussi.

Elle s’éclaircit la voix.  « Je l’ai cherché partout. Au foyer, dans les couloirs, dans les escaliers…»

Il faut très peu de temps pour qu’une vie explose. À moins que cela prenne vingt-cinq ans. Ce soir-là devait être une fête pour le couple parfait que forment Anne et Christian ; il se termine dans un commissariat. Entre enquête policière et radiographie conjugale, le roman d’une femme bouleversée qui n’a d’autre choix que de renaître à elle-même. 

Chartiste, franco-danoise, Nic Diament a exercé le métier de bibliothécaire notamment à la BPI du centre Pompidou et à la Bnf où elle a dirigé le Centre national de la littérature pour la jeunesse. Elle a publié un Dictionnaire des écrivains français pour la jeunesse (École des loisirs, Paris, 1993) qui fait autorité. Ce livre est son premier roman publié.

Papier : 19.20 € Numérique : 9,99 €

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Chroniques du bocal

Antonia Hernot

Texte édité par Augustin Langlade

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Lorsqu’on me demande à quoi je suis bon, je réponds : à ne pas faire trop d’ombre,  se dit à lui-même JB, qui n’a toujours pas trouvé de port. Jeune adolescent de cette génération perdue des années 2000, il cherche à combler le vide niché entre ses deux initiales, le prénom amoché que lui ont donné ses parents. À côté de cette jeunesse à la dérive s’en profile une autre, celle de Solange, danseuse perfectionniste et téméraire, prête à tout pour bâtir le futur de ses rêves. Mais ni JB ni Solange ne savent lire les cartes du ciel.

Dans ce petit quartier de l’est parisien qui leur sert de bocal, tous les adultes semblent à ces enfants tourner en rond. Ils s’aiment mais ne se touchent plus. Ils parlent mais ne s’écoutent plus. Le père de JB noie ses déceptions et ses chagrins dans un grand aquarium rempli de poissons rouges, qui trône au milieu du salon. Le père de Solange, lui, a renié la philosophie et coule désormais des jours absents dans son animalerie. Où vont toutes ces âmes en perte de mémoire ?

Mais la vie n’entend pas laisser ces disques rayés conter à l’infini leur refrain. L’étrange entente entre ces deux adolescents, l’un aux ambitions écailleuses et l’autre déterminée, quelques pas de côté et quelques brasses de trop vont faire jaillir un nouvel univers. Dans ce premier roman à la fois comique et poétique, qui fait vivre les objets et parler les poissons rouges, une romancière de vingt-trois ans dévoile les incongruités des adultes à travers la recherche de soi des jeunes gens.

Papier : 18,50 € Numérique : 9,99 €

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Officine de la peur

Stavroula Scalidi

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Aris Sterianos entame un chemin de croix : il perd son tra­vail de journaliste, voit son monde s’écrouler et assiste à une série d’événements qui le mèneront, au fil de son enquête, au coeur d’un système où se croisent élites corrompues, nazil­lons, mafieux et gamins perdus. Tout cela sur fond d’une crise qui a tout balayé.

Si la Grèce a été bien souvent sur le devant de la scène ces dernières années, ici on passe les portes du cliché. L’auteure nous guide dans une Athènes où la quête de la vérité (poli­tique ou personnelle), le courage qu’il y faut, le rôle rédemp­teur des mots côtoient l’horreur et honorent la vie. Même si elle mène si souvent à la défaite, c’est une défaite qui vaut toujours mieux que rien.

Au fil des meurtres qui jalonnent sa route, l’enquête poli­cière d’Aris devient quête ontologique. Dans un style tour à tour acéré et poétique, Stavroula Scalidi pervertit avec gour­mandise et virtuosité les codes du roman policier, nous ca­chant jusqu’au bout ce que le héros sait depuis le début, pour le laisser découvrir ce qu’il ignore sur lui-même.

Stavroula Scalidi est née en 1978 à Nauplie, en Grèce. Elle est à la fois journaliste et écrivain et vit à Athènes. Officine de la peur est son troisième roman (le premier, Tra­hison et abandon, a été primé par Διαβάζω, une grande revue littéraire grecque).

Papier : 19.20 € Numérique : 9,99 €

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Tous les mots en main

Michael Hammerschmid

Texte traduit par Chantal Herbert, édité par Robert Lévy

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« Oui, cher Michael, je ne peux lire votre langue, mais la traduction est belle, qui joue du sens et des sonorités pour créer une épopée naïve des gestes quotidiens, des relations avec le monde et avec l’Autre, mine de rien, dans la simplicité et la grâce d’une sorte de sourire verbal… » Bernard Noël

Michael Hammerschmid n’avait jamais été publié en français. C’est désormais le cas, grâce au travail minutieux de Chantal Herbert, en collaboration avec l’auteur.

Michael Hammerschmid est né en 1972 à Salzbourg. Il vit à Vienne où il enseigne la poétologie à l’Université des arts appliqués. Depuis 2014, il est le curateur et modérateur de deux festivals internationaux de poésie à Vienne, Poliversale et Dichterloh.

Ouvrage publié avec le soutien du Forum Culturel Autrichien de Paris.

16,00 € 

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De l’injustice

GEMR, sous la direction de Gérard Bras

Texte édité par Gérard Bras

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Chacun a pu l’éprouver : dans telle situation banale (arbi­traire d’une décision, fermeture d’une usine qui ne rapporte pas assez à ses propriétaires, punition sans raison etc…), ou limite (des enfants juifs parqués devant un commissariat pour être envoyés vers les camps de la mort, le corps inanimé d’un enfant sur une plage méditerranéenne…) le sentiment d’injus­tice n’a pas besoin de la connaissance du droit : il exprime, pour un sujet, l’impression d’un effondrement de la Loi. Cer­tains y voient la source de la démagogie. C’est lui qui soulève les multitudes qui font les révolutions. À l’écart des abstrac­tions gestionnaires qui l’ignorent, il signe ce sentiment d’hu­manité que porte la raison sensible. Exprime-t-il un sens inné de la justice ? Ou bien est-il premier, réagissant à un dommage subi et ouvrant un conflit social et politique en vue de déclarer des droits qui changent le système établi ? Tel est l’enjeu de cette exploration philosophique et littéraire, dans le temps, de manifestations et théorisations de l’injustice et du senti­ment d’injustice. L’actualité des réformes néolibérales nous le rappelle : le sentiment d’injustice fait le partage entre deux mondes, celui de la gestion financière et de la concurrence et celui de la « raison sensible », des droits garantis pour ceux qui subissent l’arbitraire de la domination, donc celui de l’éman­cipation.

Depuis 1997 le Groupe d’Etude du Matérialisme Rationnel (GEMR) réunit philosophes, historiens, littéraires etc., pour tra­vailler sur des questions de philosophie politique liées à la démo­cratie. Il a publié notamment, sous la direction d’Yves Vargas, De la puissance du peuple (4 volumes aux Éditions du Temps des Cerises).

Le présent livre est le fruit d’un séminaire qui s’est déroulé du­rant cinq ans.

Ouvrage publié avec le concours de la Fondation Gabriel Péri.

Papier : 29.90 € Numérique : 9,99 €

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