Jean Michel Ollé

Jean Michel Ollé

Un été à t’attendre

Marie-Aimée Lebreton

Texte édité par Jean Michel Ollé

[Lire un extrait]

« Si j’étais un peu plus patiente, je pourrais être une fille parfaite. J’attendrais que tu répondes à mes mails et si tu ne le faisais pas, ça n’aurait pas d’importance puisque je n’aurais pas de doute sur le fait que tu m’aimes. Pendant que tu ne répondrais pas à mes mails, je me roulerais dans l’indifférence alanguie des fins d’après-midi, j’écouterais la pluie d’été laver les rues, j’ouvrirais grand les fenêtres pour respirer l’odeur de la rue mouillée. »
Elle l’attend et elle lui écrit. Elle lui écrit qu’elle l’attend, qu’elle attend qu’il lui écrive. Dans Paris déserté par l’été, elle enfile les mails, raconte sa mère, sa soeur, l’enfant, toute la famille Ricoré.
Marie-Aimée Lebreton nous donne ce que nous attendions depuis que ce média a envahi notre quotidien, le premier roman par mail, dans la pure tradition du roman épistolaire, même si elle convoque au passage Spinoza et la Nouvelle star.
Pour mieux nous dire ce qu’on vit quand on aime, et taire ce qu’on souffre.

 

 Marie-Aimée Lebreton est née en Kabylie. Elle est maître de conférences en Esthétique à l’université de Lorraine. Elle publie des romans, du théâtre et vit à Paris.

 

Papier : 16.90 € Numérique : 9,99 €

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La vie des Glouk

Nelly Wolf

Texte édité par Jean Michel Ollé

⌈Lire un chapitre⌋

Les juifs ne sont plus à la mode, déplore Victor à une réunion des Ashkénazes Anonymes. Qu’est-ce qu’on va devenir, se demande Ety, si seules demeurent quelques familles minuscules, où on trouve malgré tout le moyen de se déchirer ?
Qu’est-ce qu’on va transmettre, si les rescapés ne veulent pas parler, si tout le monde s’en moque, ou répond à notre place ?
Nelly Wolf est universitaire, elle aurait pu se lancer dans une somme académique sur l’identité des intellectuels juifs français de 1990 à nos jours. Ou sombrer dans la « mélancolie de l’ashkénaze triste à famille merdique ».
Mais il se trouve qu’elle sait écrire, et merveilleusement bien. Spécialiste du roman moderne, elle a choisi sa forme ultime, la série, avec ses repères, Victor, Ety, les enfants, ses personnages secondaires, ses silhouettes de passage.
La chronique est juste parce que drôle. C’est que la chroniqueuse a l’œil perçant, la dent dure, et le cœur plein d’une tendresse désabusée pour les hommes et les femmes comme ils vont.
Goys s’abstenir ? Non. Car, affirme Nelly Wolf, « Les Glouk sont des juifs comme vous et moi ».

Nelly Wolf est professeur de littérature française à l’Université de Lille. Elle a publié de nombreux articles et essais sur le roman français des XIXè et XXè siècles.
La Vie des Glouk est son deuxième roman.

Papier : 19,90 € Numérique : 9,99 €

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