Editeurs

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Heureuse qui comme Alice

Joëlle Cuvilliez

Texte édité par jean-Michel Platier

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« Mémé, elle dit : La question n’est plus de savoir si tu vas y arriver, mon Dédé. Parce que j’ai l’impression que tu y es déjà. »

Mémé a le sens de la formule et l’art de raconter à Dédé qu’elle élève des histoires où il est question du destin des marins, de la vie des femmes restées à quai, des gars de vingt ans qui partent à la guerre, de l’extraordinaire niché au creux du quotidien. Dédé s’y abreuve et s’en nourrit jusqu’au jour où il lui faut partir, loin, vers les rives de la Méditerranée, mer de tous les possibles. Ces récits deviennent alors des compagnons et des guides tout au long du voyage initiatique qui le transformera et lui donnera les clés de sa vie future.

Un roman optimiste, plein de tendresse et d’humanité. Pour croire que tout cela est peut-être possible…

Papier : 19.20 € Numérique : 9,99 €

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Un seul être

Nic Diament

Texte édité par Marie Lallouet

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« On a bu. C’était plaisant, tout était plaisant. On a ri. On a parlé. De quoi ? De tout, de rien. De la fille qui chante Zerline. De ma robe neuve. Anne passe la main sur sa cuisse et lisse le tissu bleu. Du dîner après. Un rite entre nous, je ne sais jamais dans quel restaurant… Puis je suis partie aux toilettes, il y avait une queue interminable et quand je suis revenue… »

Anne se tait, le flic la regarde, les yeux flous derrière ses lunettes carrées. Myope lui aussi.

Elle s’éclaircit la voix.  « Je l’ai cherché partout. Au foyer, dans les couloirs, dans les escaliers…»

Il faut très peu de temps pour qu’une vie explose. À moins que cela prenne vingt-cinq ans. Ce soir-là devait être une fête pour le couple parfait que forment Anne et Christian ; il se termine dans un commissariat. Entre enquête policière et radiographie conjugale, le roman d’une femme bouleversée qui n’a d’autre choix que de renaître à elle-même. 

Chartiste, franco-danoise, Nic Diament a exercé le métier de bibliothécaire notamment à la BPI du centre Pompidou et à la Bnf où elle a dirigé le Centre national de la littérature pour la jeunesse. Elle a publié un Dictionnaire des écrivains français pour la jeunesse (École des loisirs, Paris, 1993) qui fait autorité. Ce livre est son premier roman publié.

Papier : 19.20 € Numérique : 9,99 €

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Chroniques du bocal

Antonia Hernot

Texte édité par Augustin Langlade

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Lorsqu’on me demande à quoi je suis bon, je réponds : à ne pas faire trop d’ombre,  se dit à lui-même JB, qui n’a toujours pas trouvé de port. Jeune adolescent de cette génération perdue des années 2000, il cherche à combler le vide niché entre ses deux initiales, le prénom amoché que lui ont donné ses parents. À côté de cette jeunesse à la dérive s’en profile une autre, celle de Solange, danseuse perfectionniste et téméraire, prête à tout pour bâtir le futur de ses rêves. Mais ni JB ni Solange ne savent lire les cartes du ciel.

Dans ce petit quartier de l’est parisien qui leur sert de bocal, tous les adultes semblent à ces enfants tourner en rond. Ils s’aiment mais ne se touchent plus. Ils parlent mais ne s’écoutent plus. Le père de JB noie ses déceptions et ses chagrins dans un grand aquarium rempli de poissons rouges, qui trône au milieu du salon. Le père de Solange, lui, a renié la philosophie et coule désormais des jours absents dans son animalerie. Où vont toutes ces âmes en perte de mémoire ?

Mais la vie n’entend pas laisser ces disques rayés conter à l’infini leur refrain. L’étrange entente entre ces deux adolescents, l’un aux ambitions écailleuses et l’autre déterminée, quelques pas de côté et quelques brasses de trop vont faire jaillir un nouvel univers. Dans ce premier roman à la fois comique et poétique, qui fait vivre les objets et parler les poissons rouges, une romancière de vingt-trois ans dévoile les incongruités des adultes à travers la recherche de soi des jeunes gens.

Papier : 18,50 € Numérique : 9,99 €

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Officine de la peur

Stavroula Scalidi

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Aris Sterianos entame un chemin de croix : il perd son tra­vail de journaliste, voit son monde s’écrouler et assiste à une série d’événements qui le mèneront, au fil de son enquête, au coeur d’un système où se croisent élites corrompues, nazil­lons, mafieux et gamins perdus. Tout cela sur fond d’une crise qui a tout balayé.

Si la Grèce a été bien souvent sur le devant de la scène ces dernières années, ici on passe les portes du cliché. L’auteure nous guide dans une Athènes où la quête de la vérité (poli­tique ou personnelle), le courage qu’il y faut, le rôle rédemp­teur des mots côtoient l’horreur et honorent la vie. Même si elle mène si souvent à la défaite, c’est une défaite qui vaut toujours mieux que rien.

Au fil des meurtres qui jalonnent sa route, l’enquête poli­cière d’Aris devient quête ontologique. Dans un style tour à tour acéré et poétique, Stavroula Scalidi pervertit avec gour­mandise et virtuosité les codes du roman policier, nous ca­chant jusqu’au bout ce que le héros sait depuis le début, pour le laisser découvrir ce qu’il ignore sur lui-même.

Stavroula Scalidi est née en 1978 à Nauplie, en Grèce. Elle est à la fois journaliste et écrivain et vit à Athènes. Officine de la peur est son troisième roman (le premier, Tra­hison et abandon, a été primé par Διαβάζω, une grande revue littéraire grecque).

Papier : 19.20 € Numérique : 9,99 €

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Tous les mots en main

Michael Hammerschmid

Texte traduit par Chantal Herbert, édité par Robert Lévy

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« Oui, cher Michael, je ne peux lire votre langue, mais la traduction est belle, qui joue du sens et des sonorités pour créer une épopée naïve des gestes quotidiens, des relations avec le monde et avec l’Autre, mine de rien, dans la simplicité et la grâce d’une sorte de sourire verbal… » Bernard Noël

Michael Hammerschmid n’avait jamais été publié en français. C’est désormais le cas, grâce au travail minutieux de Chantal Herbert, en collaboration avec l’auteur.

Michael Hammerschmid est né en 1972 à Salzbourg. Il vit à Vienne où il enseigne la poétologie à l’Université des arts appliqués. Depuis 2014, il est le curateur et modérateur de deux festivals internationaux de poésie à Vienne, Poliversale et Dichterloh.

Ouvrage publié avec le soutien du Forum Culturel Autrichien de Paris.

16,00 € 

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De l’injustice

GEMR, sous la direction de Gérard Bras

Texte édité par Gérard Bras

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Chacun a pu l’éprouver : dans telle situation banale (arbi­traire d’une décision, fermeture d’une usine qui ne rapporte pas assez à ses propriétaires, punition sans raison etc…), ou limite (des enfants juifs parqués devant un commissariat pour être envoyés vers les camps de la mort, le corps inanimé d’un enfant sur une plage méditerranéenne…) le sentiment d’injus­tice n’a pas besoin de la connaissance du droit : il exprime, pour un sujet, l’impression d’un effondrement de la Loi. Cer­tains y voient la source de la démagogie. C’est lui qui soulève les multitudes qui font les révolutions. À l’écart des abstrac­tions gestionnaires qui l’ignorent, il signe ce sentiment d’hu­manité que porte la raison sensible. Exprime-t-il un sens inné de la justice ? Ou bien est-il premier, réagissant à un dommage subi et ouvrant un conflit social et politique en vue de déclarer des droits qui changent le système établi ? Tel est l’enjeu de cette exploration philosophique et littéraire, dans le temps, de manifestations et théorisations de l’injustice et du senti­ment d’injustice. L’actualité des réformes néolibérales nous le rappelle : le sentiment d’injustice fait le partage entre deux mondes, celui de la gestion financière et de la concurrence et celui de la « raison sensible », des droits garantis pour ceux qui subissent l’arbitraire de la domination, donc celui de l’éman­cipation.

Depuis 1997 le Groupe d’Etude du Matérialisme Rationnel (GEMR) réunit philosophes, historiens, littéraires etc., pour tra­vailler sur des questions de philosophie politique liées à la démo­cratie. Il a publié notamment, sous la direction d’Yves Vargas, De la puissance du peuple (4 volumes aux Éditions du Temps des Cerises).

Le présent livre est le fruit d’un séminaire qui s’est déroulé du­rant cinq ans.

Ouvrage publié avec le concours de la Fondation Gabriel Péri.

Papier : 29.90 € Numérique : 9,99 €

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Chroniques médicales irrévérencieuses

Philippe Renou

Texte édité par Robert Lévy et Xavier Renou

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Ce premier volume de l’Atelier « Médecine » de la Collection « Renaissance des Lumières » est un cri d’alarme et un plaidoyer pour le maintien en France d’un système sanitaire à la fois social et libéral. Depuis plus de 70 ans, les Français ont adopté  l’Assurance Maladie qui associe solidarité et liberté des soignés, mais aussi des soignants. Il faut à tout prix  maintenir, adapter, et développer cette dualité en sachant que la Santé n’est pas seulement une marchandise  Le néolibéralisme avec le marché total et la concurrence débridée, sans régulation de l’État, n’est pas concevable pour la Santé de nos concitoyens qui veulent être soignés de la même façon, qu’ils soient riches ou pauvres, jeunes ou vieux, citadins ou ruraux.

 Le système de Santé socialisé avec participation obligatoire de tous les citoyens, est la garantie de la réduction des inégalités devant la maladie, le handicap, et la vieillesse, alors que l’indépendance professionnelle des soignants garantit la confiance nécessaire des citoyens potentiellement malades. Notre système « hybride » suppose une réelle démocratie sanitaire, certes coûteuse, mais indispensable pour assurer durablement l’adaptation à l’extraordinaire complexité de la prise en charge collective du dépistage, de la prévention, du traitement, du suivi de toutes les anomalies, pathologies et de tous les handicaps du monde actuel .

Ancien chef de clinique-assistant de l’hôpital Henri Mondor, Philippe Renou a ouvert au Mans un cabinet libéral, puis dirigé pendant près de 30 ans au Centre Hospitalier un département de Médecine Interne et Onco-Hématologie. Conseiller technique en 1992-1993 au Ministère de la Santé et de l’Action Humanitaire, il a pendant une décennie été le secrétaire du Groupe d’Études et de Recherches des Centres Hospitaliers non Universitaires (GERHNU). Il a publié en 2013 une Histoire de la Cancérologie au Centre Hospitalier et en Sarthe. (1960-2005).

Papier : 19.50 € Numérique : 9,99 €

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A quoi rêvent les jeunes gens

Collectif Sciences Po

Texte édité par Jean Michel Ollé

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Ils ont dix-huit ans et se retrouvent, après le baccalauréat, plongés dans une perspective de métier, de carrière, bref, d’adulte, alors qu’hier encore, ils attendaient la fin des cours ou l’absence d’un professeur.

On les ausculte, on les consulte brièvement, on les catégorise, pour qui pensez-vous voter, quel modèle de smartphone préfé­rez-vous, vous souciez-vous du sort de la planète, oui/non. Mais on ne leur donne jamais longtemps la parole.

Les jeunes gens présents dans ce livre devaient parler vingt minutes devant leur pairs d’un sujet qui leur tenait à coeur. C’est très long, vingt minutes, il faut en dire pour tenir, surmonter la peur et la gêne de l’intime. Même, et peut-être surtout, si ce sont de « bons élèves », logés dans des institutions universitaires prestigieuses.

Ce livre n’est pas un document sociologique ni une plongée journalistique dans l’univers des post-ados ou pré-adultes. C’est juste un moment de liberté, qui ne se mesure jamais mieux que dans l’indécision.

Cet ouvrage collectif est la somme d’un atelier de rhétorique tenu l’an dernier à Paris avec des étudiants en bi-cursus Sciences- Po Paris / Sorbonne Université.

18.90 € 

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Le Prince des girafes

Hélène Bruntz

Texte édité par Jean Roccia

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Les écrivains sont des voleurs, c’est un mal nécessaire. Mais qui se soucie de leurs victimes ? Thomas a pris la vie de Clémence pour en faire un roman, puis s’est enfui, son forfait accompli. Il laisse son fils David seul avec des absents : un père mort, des livres qu’il ne peut pas lire, une mère qui n’est plus là.
Heureusement, la littérature ne fait pas que blesser, elle soigne aussi : Baudelaire est toujours là pour nous dire que même si nos ailes de géant nous empêchent de marcher, il nous faut toutefois avancer, et c’est ce que fait David, retrouvant sur sa route sa mère, pauvre oiseau blessé.
Après Trouver l’aiguille, Hélène Bruntz retricote ici une famille déchirée, allant puiser au fond de chaque personnage maltraité par la vie ce qu’il faut de courage pour y croire encore.
Le bonheur n’est-il pas la forme ultime de l’obstination ?

Hélène Bruntz écrit depuis toujours. Le Prince des girafes est le deuxième roman qu’elle publie.

 

Papier : 19.90 € Numérique : 9,99 €

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Haïcourts

Jean-Marie Sztalryd

Texte édité par Jean Roccia

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Ce néologisme se réfère aux haïkus japonais, cette tradition poétique codifiée au dix septième siècle par le poète Matsuo Basho.
Il y a cinq ans, j’ai choisi cette forme de poésie brève pour tenter d’exprimer les réflexions qui s’imposaient à mon esprit lors de promenades quotidiennes dans le massif du Diois. M’inspirant librement de cette forme littéraire du haïku, je me suis mis au défi de
condenser idées et pensées en peu de mots.
Trois ans après, lors d’un atelier photographique, j’ai proposé une association haïcourts-photos qui créa une controverse. Le texte, hors champ d’un cliché, ne limite-t-il pas l’imaginaire produit par le champ photographique ?
Cette publication, composée de cinq chapitres, propose une photographie par page en regard de trois, quatre ou cinq textes.
Pour chacune de ces cent treize images, j’ai associé un texte. Le lecteur-regardeur choisira ou pas d’établir un lien entre texte et photo.

Jean-Marie Sztalryd travaille comme psychologue clinicien et
psychanalyste. Il a publié de nombreux articles. Haïcourts
est son second recueil de poèmes.

 

Papier : 39.90 € 

Disponible chez votre libraire, ou sur Amazon ou à la Fnac