Auteurs

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Des formes et des quantités

Emmanuel Lesigne

Texte édité par Jean Michel Ollé

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Installées à leur insu comme le juge-arbitre de notre scolarité, les mathématiques nous fascinent ou nous font peur depuis l’enfance. Elles sont l’objet d’une dramatisation qui désole souvent les mathématiciens, seuls à connaître les joies qu’elles peuvent procurer.

Emmanuel Lesigne a choisi de tenter de briser ce plafond de verre en concevant ce livre d’exercices. Grâce à des entrées de difficultés variées, il s’adresse à un large public, du collégien curieux au plus motivé des étudiants en passant par ceux qui ne gardent des maths que leurs souvenirs de lycée.

Ni « apprendre en s’amusant » ni « les maths pour les nuls », Des formes et des quantités est à prendre comme un « serious game », qui vous révélera ce que vous ne savez pas savoir. Et plus encore, comme le geste d’un mathématicien qui tente d’ouvrir aux autres la porte des plaisirs de la réflexion et des délices de la solution.

Emmanuel Lesigne est professeur de mathématiques honoraire à l’université de Tours.

Papier : 19,90 € 

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La méchante

Sylvie Coulon

Texte édité par Marie Lallouet

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Dans ma propre vie je tenais jusque-là le premier rôle et je  viens de me le faire rafler, faut reconnaître.

Charle a 26 ans, presque 27. L’âge des coups de tête. Artiste  de cirque ? Pourquoi pas, puisque les amarres ne retiennent  plus rien. Mais le numéro consiste à faire la belle  avec un requin et le cirque en question est installé à Koweït  alors que la guerre Iran-Irak secoue le paysage en cette fin  des années 1980.

C’est moi, je suis comme ça, je crois toujours que tout va bien  se passer, je préfère ne pas savoir, ne pas me renseigner sur ce  que je pourrais trouver derrière le mur. Je l’ai sauté pour épater  les badauds mais une fois de l’autre côté, personne ne me voit  plus : je suis désormais seule à me connaître sur un continent  entier, l’Asie, à savoir qui je suis, que j’y suis. 

Tout le monde ne sortira pas vivant de cette histoire et  pas sûr que le requin soit le plus dangereux… Entre initiation  à la vie en milieu hostile, polar déraisonnable et fragment  biographique hors du commun, un premier roman  piquant.

Après avoir expérimenté différents métiers – avec ou sans requin  – Sylvie Coulon a choisi celui de documentariste et aborde  ici celui de romancière, emploi propice à la singularité de son  écriture. Elle vit à Paris et s’obstine à tirer quelques sons de sa  trompette.   

Papier : 24,90 € 

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Ecrire la peinture

Daniel Dauvois

Texte édité par Jean Michel Ollé

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La critique d’art picturale naît précisément avec les Réflexions  critiques sur l’état de la peinture en France de La Font de Saint-Yenne,  parues en 1747 ; elle s’ordonne à la manifestation périodique du Salon,  où les peintres de l’Académie royale viennent présenter leurs  productions de l’année. Or le premier critique prétend s’autoriser  de son ignorance et de son amateurisme ; il veut juger en n’étant ni  peintre, ni expert, ni collectionneur, ni marchand d’art. On essaie de  comprendre comment la pensée esthétique de l’abbé Dubos, professée  en 1718 avec les Réflexions critiques sur la poésie et la peinture, a pu  fonder ou du moins rendre possible à certains égards cette innovation  radicale dans les jugements de goût que fut la critique. Dubos apparaîtra  moins comme un fondement dans une histoire conceptuelle qu’au  titre de boîte à outils parmi laquelle La Font ira chercher les instruments  bricolés mais efficaces de sa justification. On confirmera la  contingence relative de ces rapports inauguraux avec le contrepoint  de Baillet de Saint-Julien, tout jeune critique apparu dans l’immédiate  filiation de La Font, et qui annonce davantage les formes de l’effort  critique chez un Diderot, que n’a pu faire La Font, tout tendu vers la  restauration des droits du grand goût classique. La critique naît plurielle  et sans paternité fondatrice, c’est un événement qui ne s’autorise  principalement que de soi.

Daniel Dauvois est professeur de philosophie honoraire en khâgne moderne.  Il assure un séminaire de recherche sur les arts à l’âge classique, à  Paris I. Il a ordonné et publié, avec D Dumouchel, un ouvrage collectif sur  l’abbé Dubos, Vers l’esthétique, Hermann, 2015 ; et dirigé Les règles et  les manières, Hermann, 2016, sur Abraham Bosse.

Papier : 21,90 € 

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Les beaux jours d’Octobre

Collectif

Texte édité par Emmanuel Lesigne et Jean Michel Ollé

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Entre septembre 2019 et juillet 2021, Octobre a sillonné l’océan. Parti pour un tour de l’Atlantique Nord, il a été rattrapé par la covid aux Antilles et a dû relâcher plus d’un an en Guadeloupe.

Le bateau a parcouru 12 000 milles, soit plus de 22 000 kilomètres, à une vitesse moyenne de 10 km/h, pour 154 journées de mer.

98 escales, soit 35 dans des ports et 63 dans des mouillages, dont 41 sur ancre.

7 nations, France, Espagne, Portugal, Sénégal, Cap Vert, Ste Lucie, St Vincent, Dominique

16 îles visitées : Lanzarote, Grande Canarie, Tenerife, Karabane, São Vicente, Martinique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent, Bequia, Dominique, Guadeloupe, Marie-Galante, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas aux Saintes, Faial, Bréhat.

42 personnes ont embarqué dans cette aventure. 11 ont dû renoncer pour cause de pandémie.

Les équipages se sont relayés pour faire avancer le bateau, et tenir ce journal de bord.

252 pages,  19,90 € 

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Voyage sans retour

Alvaro Marchetti

Texte édité par Christiane Chanliau et Jean-Michel Duval

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Si on ne croit en rien, si rien n’a de sens et si nous ne pouvons affirmer aucune valeur, tout est possible et rien n’a d’importance. Point de pour ni de contre, l’assassin n’a ni tort ni raison. On peut tisonner les crématoires comme on peut aussi se dévouer à soigner les lépreux. Malice et vertu sont hasard ou caprice.

On décidera alors de ne pas agir, ce qui revient au moins à accepter le meurtre d’autrui, sauf à déplorer harmonieusement l’imperfection des hommes.

Albert Camus

L’homme révolté

Alvaro Marchetti est né à Imola, Italie, en 1948. En Italie il travaille, très jeune, dans la métallurgie. Il vit en France depuis 1970, où il obtient une licence de théâtre à la faculté de Paris VIII Vincennes. Alvaro Marchetti a travaillé dans plusieurs théâtres et centres de culture à Paris et en France : Palais de Chaillot, Théâtre de la Ville, Centre Pompidou, Futuroscope, Le Printemps de Bourges, la Bibliothèque nationale François Mitterrand (BNF) de 1996 à 2006 comme régisseur général. Il habite aujourd’hui dans les Cévennes.

156 pages,  17,90 € 

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Jacqueline de Romilly

Les paradoxes d’une première de classe d’Athènes à Jérusalem

Dominique Frischer

Texte édité par Jean Roccia

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Tout le monde se souvient de la vieille dame digne, auréolée de sa cécité et de son habit vert et chantant les grandeurs de la civilisation grecque sur les plateaux de télévision. Un des monuments du XXe siècle finissant.

En France, on ne touche pas aux monuments. C’est dire les difficultés qu’a rencontrées Dominique Frischer en entreprenant ce portrait d’une éternelle première de classe, dans la droite ligne de ses travaux antérieurs sur ce sujet.

Témoins qui se dérobent, personnalités qui font pression, éditeur qui renonce, ce livre a failli ne jamais voir le jour tant on a lui fait comprendre qu’il fallait rester à distance respectueuse.

Pour mener son enquête, outre les recherches et les entretiens, Dominique Frischer a inclu dans son corpus les romans, publiés ou non, que Jacqueline de Romilly n’a cessé d’écrire tout au long de sa vie. Et c’est un des charmes de cet ouvrage que de mettre en écho la vie sociale et la vie rêvée, d’en mesurer les recoupements ou les écarts, sans empathie ni mise en cause.

Les réticents avaient d’ailleurs raison de se méfier car cette « biographie non autorisée » fait fi de tous les poncifs hagio-graphiques du genre : Dominique Frischer s’attache à montrer une femme assignée dès son plus jeune âge à l’excellence, dans un temps où il ne faisait pas bon être femme, et ce qu’il en coûtait de réussir sous la France de Vichy quand on avait comme elle une ascendance juive.

C’est d’ailleurs la seule morale de cet ouvrage sans jugement de valeur  mais qui permet de découvrir la personnalité secrète et complexe d’une femme connue pour son extrême discrétion sur sa vie privée, jusqu’à exiger d’être enterrée incognito…

Psycho-sociologue de formation, Dominique Frischer est l’auteure de nombreux ouvrages et films documentaires.

Papier : 24,90 € Numérique : 9,99 €

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Pour Cavaillès

Christian Houzel, Didier Nordon, Xavier-Francaire Renou, Henri Roudier, Jean-Jacques Szczeciniarz

Texte édité par Emmanuel Lesigne

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Mathématicien et philosophe, Jean Cavaillès (1903 – 1944) a compris en toute clarté que la philosophie n’est ni maîtresse ni servante des mathématiques et des sciences, mais qu’elle peut être leur amie. Elle n’a pas à s’arroger la fonction magistrale de vérifier à leur place la solidité de leurs fondements ni à contrôler ou exploiter leurs résultats pour la plus grande gloire de Dieu ou de la Cause. Elle n’a pas non plus à s’asservir aux mathématiques ou aux sciences comme sources uniques de vérité, justice ou justesse.

Une philosophie amie des sciences entretient avec elles un dialogue à bénéfice mutuel : elle s’instruit auprès d’elles et peut, en retour, procurer aux mathématiciens et scientifiques une conscience plus claire de leur propre pratique, s’ouvrant avec eux à l’histoire de cette pratique. Observer la pensée scientifique, dans son travail, ses difficultés et ses succès, et l’aider à s’observer elle-même : tâche aussi libératrice que difficile qui vise l’impérissable idéal aristotélicien de la pensée de la pensée. Voilà la haute et rayonnante ambition de Cavaillès.

C’est cet héritage que les cinq auteurs de ce livre ont voulu transmettre et commencer à faire fructifier. Et il fallait pour cela :

– libérer Cavaillès des interprétations unilatérales, souvent enjeux de pouvoir universitaire, telle celle qui en fait le héraut d’une « science sans cogito » ;

 – retrouver la pluralité de ses inspirations philosophiques. Refusant aussi bien filiation que rupture définitive, il a une lecture critique-productive de Descartes, Leibniz, Kant, Hegel, Husserl, Brunschvicg… Spinoza, explicitement évoqué par lui à propos de son engagement dans la Résistance, est une de ses références possibles quand il traite de l’auto-développement des mathématiques ;

 – respecter la diversité de ses centres d’intérêt mathématiques. Il s’intéresse, on le sait, à l’axiomatisation et à la formalisation de la théorie des ensembles, mais tout autant ou plus à son surgissement chez Dedekind et Cantor, à la construction des ensembles finis à partir des ensembles infinis, à l’hypothèse du continu, etc.

– mettre ses catégories emblématiques (paradigme et thématisation) à l’épreuve d’autres moments essentiels de l’histoire des mathématiques que celui de l’essor de la théorie des ensembles ;

– pratiquer un dialogue amical entre mathématiciens et philosophes dans des études d’«épistémographie» entrelaçant histoire fine et philosophie.

Aux lecteurs de juger si l’héritage est entre de bonnes mains.

Papier : 29,90 € 

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Les Roturiers

Stéphane Padovani

Texte édité par Jean-Michel Platier

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L’auteur de ces pages, se rappelant un célèbre tableau de Gauguin, s’est à son tour demandé : « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? ». C’est ce qu’il fait ici, à son échelle, interrogeant sa génération, ses origines familiales et sociales, son rapport à l’écriture, à la littérature, évoquant les rencontres, les événements et les lieux traversés dont il reste souvent des éclats de vie dans les yeux, de joie et d’indignation dans la gorge, car tel est le lot des roturiers. Il le fait librement, à la croisée des genres : poésie, essai, journal.

Né en 1966, Stéphane Padovani est professeur de lettres et vit depuis plus de vingt ans en Bretagne. Il est également écrivain, exblogueur, parolier, lecteur-auteur radiophonique pour l’émission « Consonances ».

Papier : 17,90 € Numérique : 9,99 €

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L’île aux mères

Fatma Bouvet de la Maisonneuve

Texte édité par Jean Michel Ollé

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Depuis Ulysse, les héros de nos livres ont pris l’habitude d’aller chercher leur salut dans les îles. De Robinson à Monte Christo, qu’on parte libre ou les fers aux pieds, c’est en creusant qu’on y trouve sa vérité.

Discrète voire effacée, Ève n’a rien d’une héroïne, si ce n’est le courage d’affronter la réalité : elle n’aura jamais d’enfant. Pour accepter d’abandonner tout espoir, la voici qui débarque.

Sur l’île aux mères, pas de rayon vert, pas de sauvages hostiles ou accueillants, mais des femmes, rassemblées par les hasards du tourisme. A la manière de l’Heptaméron, elles viennent tour à tour déposer leur histoire, leurs joies, leurs tourments surtout, aux pieds d’Ève. Dans la douceur de la fata morgana, ce phénomène étrange ou terre, ciel et mer se mêlent, les récits alors s’enchevêtrent, tentant de partager le secret le mieux gardé du monde, celui qui lie les mères à leurs enfants.

L’auteur a su dépasser la diversité des cas cliniques pour chanter la douceur de l’échange et l’envoutante sensualité de ces mères entre elles. L’île aux mères, c’est l’Odyssée de Pénélope.

Fatma Bouvet de la Maisonneuve est psychiatre et addictologue. Elle travaille notamment sur les troubles psychiques des femmes. Elle a publié de nombreux essais scientifiques chez Odile Jacob.

L’île aux mères est son premier roman.

Papier : 19,90 € Numérique : 9,99 €

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Continue-t-on la surveillance de K?

Werner Koch

Introduction et préface de Hanna Koch

Texte édité par Christiane Chanliau et Jean-Michel Duval

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La deuxième guerre mondiale a tellement dépassé notre entendement que nous essayons depuis de la cerner en nous appuyant sur quelques certitudes, vite devenues des poncifs : il n’y aurait pas eu de résistance en Allemagne, l’Église protestante dans son entier aurait collaboré avec le régime nazi, on ne pouvait alors qu’être victime ou bourreau…

Mais il y a des trajectoires qui viennent, et c’est heureux, bouleverser ces analyses confortables, et celle de Werner Koch en est une. Jeune pasteur, il embrasse les thèses de l’Église confessante, une scission de l’Église protestante, et, au sein d’elle, s’oppose dès le début des années trente à Hitler. Arrêté et interné en camp de concentration, il en est libéré en 1938 pour être incorporé dans l’armée allemande en 1939. Pragmatisme des nazis ou ironie de l’Histoire, l’ancien prisonnier politique est alors affecté à la surveillance des prisonniers de guerre.

Dans ce rôle, il fera preuve d’une humanité reconnue de tous. Et c’est sans doute l’étrange leçon de ce parcours exceptionnel : on peut toujours s’opposer à l’horreur, où qu’on soit.

Publié en 1982 en Allemagne, Continue-t-on la surveillance de K ?, le récit autobiographique du pasteur Koch, n’avait jamais été traduit en français, malgré l’attachement de Werner Koch à la France. C’est Hanna, une de ses filles, qui s’est attelée à ce devoir de mémoire.

Papier : 21.50 € Numérique : 9,99 €

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