Fictions

Fictions

Les Roturiers

Stéphane Padovani

Texte édité par Jean-Michel Platier

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L’auteur de ces pages, se rappelant un célèbre tableau de Gauguin, s’est à son tour demandé : « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? ». C’est ce qu’il fait ici, à son échelle, interrogeant sa génération, ses origines familiales et sociales, son rapport à l’écriture, à la littérature, évoquant les rencontres, les événements et les lieux traversés dont il reste souvent des éclats de vie dans les yeux, de joie et d’indignation dans la gorge, car tel est le lot des roturiers. Il le fait librement, à la croisée des genres : poésie, essai, journal.

Né en 1966, Stéphane Padovani est professeur de lettres et vit depuis plus de vingt ans en Bretagne. Il est également écrivain, exblogueur, parolier, lecteur-auteur radiophonique pour l’émission « Consonances ».

Papier : 17,90 € Numérique : 9,99 €

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Continue-t-on la surveillance de K?

Werner Koch

Introduction et préface de Hanna Koch

Texte édité par Christiane Chanliau et Jean-Michel Duval

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La deuxième guerre mondiale a tellement dépassé notre entendement que nous essayons depuis de la cerner en nous appuyant sur quelques certitudes, vite devenues des poncifs : il n’y aurait pas eu de résistance en Allemagne, l’Église protestante dans son entier aurait collaboré avec le régime nazi, on ne pouvait alors qu’être victime ou bourreau…

Mais il y a des trajectoires qui viennent, et c’est heureux, bouleverser ces analyses confortables, et celle de Werner Koch en est une. Jeune pasteur, il embrasse les thèses de l’Église confessante, une scission de l’Église protestante, et, au sein d’elle, s’oppose dès le début des années trente à Hitler. Arrêté et interné en camp de concentration, il en est libéré en 1938 pour être incorporé dans l’armée allemande en 1939. Pragmatisme des nazis ou ironie de l’Histoire, l’ancien prisonnier politique est alors affecté à la surveillance des prisonniers de guerre.

Dans ce rôle, il fera preuve d’une humanité reconnue de tous. Et c’est sans doute l’étrange leçon de ce parcours exceptionnel : on peut toujours s’opposer à l’horreur, où qu’on soit.

Publié en 1982 en Allemagne, Continue-t-on la surveillance de K ?, le récit autobiographique du pasteur Koch, n’avait jamais été traduit en français, malgré l’attachement de Werner Koch à la France. C’est Hanna, une de ses filles, qui s’est attelée à ce devoir de mémoire.

Papier : 21.50 € Numérique : 9,99 €

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Une fleur rouge contre un mur blanc

Hélène Bruntz

Texte édité par Jean Roccia

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Comme souvent, ce livre est un voyage. Dans le temps d’abord : grâce à une savante construction, on voyage d’aujourd’hui à hier, de  remords en souvenirs, et on regarde Antoine et Djamila se rencontrer, s’oublier, se rechercher. Dans l’espace aussi : entre beaux quartiers de Paris et village perdu aux portes du grand sud marocain. Après la rencontre, solaire, des deux jeunes gens, on fera souvent le trajet entre ces deux lieux, en touriste ou en immigrant.

Tout ça pour quoi ? Pour qui, en fait : « Un enfant aux cheveux blonds, debout devant un mur blanc inondé de soleil. Le cliché pouvait avoir été pris aussi bien en France. L’enfant souriait, vêtu d’une chemisette bleue. Et il lui ressemblait étonnamment. »

C’est lui qui met tout le monde sur la route, celle qui mène au bonheur… si on a le courage de la suivre.

Une fleur rouge contre un mur blanc est le troisième roman que publie Hélène Bruntz, après Trouver l’aiguille et Le prince des girafes

Papier : 19.90 € Numérique : 9,99 €

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Heureuse qui comme Alice

Joëlle Cuvilliez

Texte édité par Jean-Michel Platier

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« Mémé, elle dit : La question n’est plus de savoir si tu vas y arriver, mon Dédé. Parce que j’ai l’impression que tu y es déjà. »

Mémé a le sens de la formule et l’art de raconter à Dédé qu’elle élève des histoires où il est question du destin des marins, de la vie des femmes restées à quai, des gars de vingt ans qui partent à la guerre, de l’extraordinaire niché au creux du quotidien. Dédé s’y abreuve et s’en nourrit jusqu’au jour où il lui faut partir, loin, vers les rives de la Méditerranée, mer de tous les possibles. Ces récits deviennent alors des compagnons et des guides tout au long du voyage initiatique qui le transformera et lui donnera les clés de sa vie future.

Un roman optimiste, plein de tendresse et d’humanité. Pour croire que tout cela est peut-être possible…

Papier : 16.90 € Numérique : 9,99 €

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Un seul être

Nic Diament

Texte édité par Marie Lallouet

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« On a bu. C’était plaisant, tout était plaisant. On a ri. On a parlé. De quoi ? De tout, de rien. De la fille qui chante Zerline. De ma robe neuve. Anne passe la main sur sa cuisse et lisse le tissu bleu. Du dîner après. Un rite entre nous, je ne sais jamais dans quel restaurant… Puis je suis partie aux toilettes, il y avait une queue interminable et quand je suis revenue… »

Anne se tait, le flic la regarde, les yeux flous derrière ses lunettes carrées. Myope lui aussi.

Elle s’éclaircit la voix.  « Je l’ai cherché partout. Au foyer, dans les couloirs, dans les escaliers…»

Il faut très peu de temps pour qu’une vie explose. À moins que cela prenne vingt-cinq ans. Ce soir-là devait être une fête pour le couple parfait que forment Anne et Christian ; il se termine dans un commissariat. Entre enquête policière et radiographie conjugale, le roman d’une femme bouleversée qui n’a d’autre choix que de renaître à elle-même. 

Chartiste, franco-danoise, Nic Diament a exercé le métier de bibliothécaire notamment à la BPI du centre Pompidou et à la Bnf où elle a dirigé le Centre national de la littérature pour la jeunesse. Elle a publié un Dictionnaire des écrivains français pour la jeunesse (École des loisirs, Paris, 1993) qui fait autorité. Ce livre est son premier roman publié.

Papier : 19.20 € Numérique : 9,99 €

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Chroniques du bocal

Antonia Hernot

Texte édité par Augustin Langlade

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Lorsqu’on me demande à quoi je suis bon, je réponds : à ne pas faire trop d’ombre,  se dit à lui-même JB, qui n’a toujours pas trouvé de port. Jeune adolescent de cette génération perdue des années 2000, il cherche à combler le vide niché entre ses deux initiales, le prénom amoché que lui ont donné ses parents. À côté de cette jeunesse à la dérive s’en profile une autre, celle de Solange, danseuse perfectionniste et téméraire, prête à tout pour bâtir le futur de ses rêves. Mais ni JB ni Solange ne savent lire les cartes du ciel.

Dans ce petit quartier de l’est parisien qui leur sert de bocal, tous les adultes semblent à ces enfants tourner en rond. Ils s’aiment mais ne se touchent plus. Ils parlent mais ne s’écoutent plus. Le père de JB noie ses déceptions et ses chagrins dans un grand aquarium rempli de poissons rouges, qui trône au milieu du salon. Le père de Solange, lui, a renié la philosophie et coule désormais des jours absents dans son animalerie. Où vont toutes ces âmes en perte de mémoire ?

Mais la vie n’entend pas laisser ces disques rayés conter à l’infini leur refrain. L’étrange entente entre ces deux adolescents, l’un aux ambitions écailleuses et l’autre déterminée, quelques pas de côté et quelques brasses de trop vont faire jaillir un nouvel univers. Dans ce premier roman à la fois comique et poétique, qui fait vivre les objets et parler les poissons rouges, une romancière de vingt-trois ans dévoile les incongruités des adultes à travers la recherche de soi des jeunes gens.

Papier : 18,50 € Numérique : 9,99 €

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Officine de la peur

Stavroula Scalidi

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Aris Sterianos entame un chemin de croix : il perd son tra­vail de journaliste, voit son monde s’écrouler et assiste à une série d’événements qui le mèneront, au fil de son enquête, au coeur d’un système où se croisent élites corrompues, nazil­lons, mafieux et gamins perdus. Tout cela sur fond d’une crise qui a tout balayé.

Si la Grèce a été bien souvent sur le devant de la scène ces dernières années, ici on passe les portes du cliché. L’auteure nous guide dans une Athènes où la quête de la vérité (poli­tique ou personnelle), le courage qu’il y faut, le rôle rédemp­teur des mots côtoient l’horreur et honorent la vie. Même si elle mène si souvent à la défaite, c’est une défaite qui vaut toujours mieux que rien.

Au fil des meurtres qui jalonnent sa route, l’enquête poli­cière d’Aris devient quête ontologique. Dans un style tour à tour acéré et poétique, Stavroula Scalidi pervertit avec gour­mandise et virtuosité les codes du roman policier, nous ca­chant jusqu’au bout ce que le héros sait depuis le début, pour le laisser découvrir ce qu’il ignore sur lui-même.

Stavroula Scalidi est née en 1978 à Nauplie, en Grèce. Elle est à la fois journaliste et écrivain et vit à Athènes. Officine de la peur est son troisième roman (le premier, Tra­hison et abandon, a été primé par Διαβάζω, une grande revue littéraire grecque).

Papier : 19.20 € Numérique : 9,99 €

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La traversée des regards

Gabriel Meshkinfam

Texte édité par Augustin Anglade

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La Traversée des regards est un ouvrage singulier, ou plutôt pluriel, puisque s’y mêlent et s’y entrechoquent les mots d’un jeune homme et de ses vingt-et-un amis.

Il y a d’abord l’idée enluminée d’un voyage, d’une grande traversée. Pensé es intempestives, imprévus, prises de conscience, de position… Tout se bouscule, tout bascule. Mais on ne choisit pas encore la destination. On attend, on se contemple dans le miroir brisé du navire. Ce sont les Irréflexions de Narcisse.

Et Pourtant : on ne peut subir son voyage en solitaire, il faut embarquer ses amis. Les marins sont à l’appel, on crie, on se remue, on finit par se dire ses quatre vérités. Et la voile enfin se gonfle : vingt-et-une personnes, vingt-et-un styles pour écrire le voyage.

Et vient la traversée, la vraie, dans le troisième et dernier volet du triptyque. L’espace est là, il suffit de le cueillir, et l’on cesse d’errer à la recherche d’un sens. C’est La Vie inerrante, où le moi peut se fondre, enfin, dans le dé cor. Le poème s’est ouvert. Il vient de rencontrer son auteur.

Gabriel Meshkinfam écrit depuis longtemps, mais c’est la première fois qu’il embarque sur un livre, grâce à l’aide attentive de ses amis. Qu’aurait fait Ulysse, sans ses compagnons ?

Papier : 16,00 € Numérique : 9,99 €

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Cette infortune

Maxime Cochard

texte édité par Michel Rousseau

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C’est urgent, il faut quitter Roche-Rousse, son avenue du 18-Juin, ses loubards qui tiennent les murs, ses parents trop attentionnés.

Bien, mais comment ? Quand on est jeune, séduisant et qu’on préfère les garçons, il y a d’abord Internet, et tous les HotLover914, un peu vieux, un peu timides, qui s’offrent à vous aider.

Alors c’est Paris, ses belles avenues, la grande vie, les galeries du Marais. Mais on a beau se donner, il faut aller toujours plus haut, vers les sommets et leurs promesses d’argent et de pouvoir.

Et dans les virages de cette course surgissent Lila, les étudiants croisés un soir d’Opéra, le petit frère qu’on a abandonné, et cette soif de justice qui grandit…

Maxime Cochard a 32 ans. Militant politique, il a travaillé pendant six ans à l’Assemblée Nationale.

« Cette infortune » est son premier roman. 

Papier : 18,90 € Numérique : 9,99 €

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La vie des Glouk

Nelly Wolf

Texte édité par Jean Michel Ollé

⌈Lire un chapitre⌋

Les juifs ne sont plus à la mode, déplore Victor à une réunion des Ashkénazes Anonymes. Qu’est-ce qu’on va devenir, se demande Ety, si seules demeurent quelques familles minuscules, où on trouve malgré tout le moyen de se déchirer ?
Qu’est-ce qu’on va transmettre, si les rescapés ne veulent pas parler, si tout le monde s’en moque, ou répond à notre place ?
Nelly Wolf est universitaire, elle aurait pu se lancer dans une somme académique sur l’identité des intellectuels juifs français de 1990 à nos jours. Ou sombrer dans la « mélancolie de l’ashkénaze triste à famille merdique ».
Mais il se trouve qu’elle sait écrire, et merveilleusement bien. Spécialiste du roman moderne, elle a choisi sa forme ultime, la série, avec ses repères, Victor, Ety, les enfants, ses personnages secondaires, ses silhouettes de passage.
La chronique est juste parce que drôle. C’est que la chroniqueuse a l’œil perçant, la dent dure, et le cœur plein d’une tendresse désabusée pour les hommes et les femmes comme ils vont.
Goys s’abstenir ? Non. Car, affirme Nelly Wolf, « Les Glouk sont des juifs comme vous et moi ».

Nelly Wolf est professeur de littérature française à l’Université de Lille. Elle a publié de nombreux articles et essais sur le roman français des XIXè et XXè siècles.
La Vie des Glouk est son deuxième roman.

Papier : 19,90 € Numérique : 9,99 €

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