Tour Atlantique Nord

Tour Atlantique Nord

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9 septembre

Départ de Pontrieux, sous la pluie. Descente brève mais néanmoins paisible du Trieux jusqu’à Lézardrieux, la quasi embouchure. 

Demain, la mer.

10 septembre

Départ plein ouest pour effacer la Bretagne et on pique cette nuit vers l’Espagne. Pas de nouvelles sur ce blog avant trois jours, donc.

10 septembre (soir)

En face de Perros-Guirrec. Très belle journée, on confirme, cap vers l’Espagne.

11 septembre

Première nuit en mer, quarts pris par Daniel-Jean Michel O puis Emmanuel-Jean Michel D. La lune nous a accompagnés une bonne partie de la nuit puis s’est lassée. On a doublé Ouessant ce matin, cap au sud vers l’Espagne, 300 milles à courir loin de toute côte, donc rendez-vous dans trois jours (au moins). En attendant, vous pouvez nous envoyer des sms au 00881652409146.

Jeudi 12 septembre

Golfe de Gascogne. C’est là que c’est supposé se compliquer. Et bien non. Pas de mer, pas de vent, du moteur. Mais Duval, qui a lancé une traîne malgré tous nos sarcasmes remonte une bonite de trois kilos, qu’il nettoie et depèce et que nous mangeons le soir. À la tombée du jour, deux baleines viennent souffler à 50 mètres du bateau.

Vendredi 13 septembre

On avance dans le Golfe, au dessus de la plaine abyssale, 4000 mètres de fond. Le Golfe se souvient brusquement de sa réputation. La mer se gonfle, présentant par l’arrière des vagues qui commencent à dépasser le franc bord et nous éclaboussent parfois. Le vent se renforce, monte à 5-6. On dépasse parfois 10 noeuds au speedo. À 22h, au début de la nuit, empannage involontaire, le chariot d’écoute de grand-voile explose. On finira la nuit sous trinquette seule.

Samedi 13 septembre

Le chariot d’écoute de grand-voile a été rafistolé au petit jour. On  navigue sous un vent de force 5-6 établi de nord-est, mer agitée qui nous soulève par l’arrière, ça bouge beaucoup dans le bateau et chaque barreur reçoit son lot d’auloffées. On finit la journée avec un vent force 7, des rafales à 30 noeuds, donc  trois ris dans la grand-voile et trinquette. Il est où le Golfe sympa du début, avec bonite et baleines? On voit la terre espagnole juste avant la tombée du jour.

Samedi 13 septembre (nuit)

La météo que nous obtenons enfin par satellite nous a dit de nous rapprocher des côtes pour du vent et de la mer plus calmes. C’est vrai pour la mer, pas pour le vent qui se moque de nous : rien, puis trop, puis rien, toute la nuit à prendre des ris puis les larguer.

Dimanche 14 septembre

Arrivée ce matin à Vigo, grand port industriel, escale de ces immenses paquebots de croisière qui déversent à terre des milliers de touristes. Au bord du quai attendent des catamarans à fond transparent où ils s’engouffrent pour aller voir des fonds sous-marins. Lesquels, on ne sait pas. On restera au moins lundi pour réparer le chariot, vérifier les batteries qui ne rechargent guère et essayer d’améliorer notre liaison satellite. Et prendre des douches. Beaucoup de douches.