Essais

Essais

Jacqueline de Romilly

Les paradoxes d’une première de classe d’Athènes à Jérusalem

Dominique Frischer

Texte édité par Jean Roccia

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Tout le monde se souvient de la vieille dame digne, auréolée de sa cécité et de son habit vert et chantant les grandeurs de la civilisation grecque sur les plateaux de télévision. Un des monuments du XXe siècle finissant.

En France, on ne touche pas aux monuments. C’est dire les difficultés qu’a rencontrées Dominique Frischer en entreprenant ce portrait d’une éternelle première de classe, dans la droite ligne de ses travaux antérieurs sur ce sujet.

Témoins qui se dérobent, personnalités qui font pression, éditeur qui renonce, ce livre a failli ne jamais voir le jour tant on a lui fait comprendre qu’il fallait rester à distance respectueuse.

Pour mener son enquête, outre les recherches et les entretiens, Dominique Frischer a inclu dans son corpus les romans, publiés ou non, que Jacqueline de Romilly n’a cessé d’écrire tout au long de sa vie. Et c’est un des charmes de cet ouvrage que de mettre en écho la vie sociale et la vie rêvée, d’en mesurer les recoupements ou les écarts, sans empathie ni mise en cause.

Les réticents avaient d’ailleurs raison de se méfier car cette « biographie non autorisée » fait fi de tous les poncifs hagio-graphiques du genre : Dominique Frischer s’attache à montrer une femme assignée dès son plus jeune âge à l’excellence, dans un temps où il ne faisait pas bon être femme, et ce qu’il en coûtait de réussir sous la France de Vichy quand on avait comme elle une ascendance juive.

C’est d’ailleurs la seule morale de cet ouvrage sans jugement de valeur  mais qui permet de découvrir la personnalité secrète et complexe d’une femme connue pour son extrême discrétion sur sa vie privée, jusqu’à exiger d’être enterrée incognito…

Psycho-sociologue de formation, Dominique Frischer est l’auteure de nombreux ouvrages et films documentaires.

Papier : 24,90 € Numérique : 9,99 €

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Citroën et le citroënisme

Joël Broustail

Texte édité par Jean Michel Ollé

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Dans cet ouvrage original, Joël Broustail revisite l’histoire de la firme longtemps la plus innovante de l’histoire automobile, de la destinée aussi glorieuse que tragique de l’entrepreneur André Citroën à la survie de la marque au sein d’un grand groupe industriel global. C’est aussi l’histoire d’une passion automobile, le « citroënisme », qui a traversé – et, parfois, clivé – la société française et, au-delà, rayonné dans le monde entier.

A partir d’un récit minutieux, étayé par de nombreuses sources et un appareil statistique abondant, il propose des analyses approfondies sur l’innovation dans les sociétés modernes, le progressisme technologique et ses formes atypiques, voire non-conformistes : le citroënisme serait une forme moderne de messianisme technologique analogue, dans le domaine des objets techniques, aux autres idéalismes progressistes, idéologiques ou politiques, qui ont marqué le XXème siècle.

Joël Broustail, professeur à Sorbonne Université et chercheur au SIRICE, est l’auteur de nombreuses publications, de l’histoire des minorités religieuses à la diffusion des innovations. Il a exercé diverses responsabilités, notamment en Asie et au Moyen-Orient, et enseigne dans plusieurs universités étrangères.

Ancien élève de l’École Normale Supérieure, de HEC et de la Sorbonne, il est agrégé d’histoire, agrégé et docteur en sciences de gestion.

Papier : 29.90 € Numérique : 9,99 €

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De l’injustice

GEMR, sous la direction de Gérard Bras

Texte édité par Gérard Bras

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Chacun a pu l’éprouver : dans telle situation banale (arbi­traire d’une décision, fermeture d’une usine qui ne rapporte pas assez à ses propriétaires, punition sans raison etc…), ou limite (des enfants juifs parqués devant un commissariat pour être envoyés vers les camps de la mort, le corps inanimé d’un enfant sur une plage méditerranéenne…) le sentiment d’injus­tice n’a pas besoin de la connaissance du droit : il exprime, pour un sujet, l’impression d’un effondrement de la Loi. Cer­tains y voient la source de la démagogie. C’est lui qui soulève les multitudes qui font les révolutions. À l’écart des abstrac­tions gestionnaires qui l’ignorent, il signe ce sentiment d’hu­manité que porte la raison sensible. Exprime-t-il un sens inné de la justice ? Ou bien est-il premier, réagissant à un dommage subi et ouvrant un conflit social et politique en vue de déclarer des droits qui changent le système établi ? Tel est l’enjeu de cette exploration philosophique et littéraire, dans le temps, de manifestations et théorisations de l’injustice et du senti­ment d’injustice. L’actualité des réformes néolibérales nous le rappelle : le sentiment d’injustice fait le partage entre deux mondes, celui de la gestion financière et de la concurrence et celui de la « raison sensible », des droits garantis pour ceux qui subissent l’arbitraire de la domination, donc celui de l’éman­cipation.

Depuis 1997 le Groupe d’Etude du Matérialisme Rationnel (GEMR) réunit philosophes, historiens, littéraires etc., pour tra­vailler sur des questions de philosophie politique liées à la démo­cratie. Il a publié notamment, sous la direction d’Yves Vargas, De la puissance du peuple (4 volumes aux Éditions du Temps des Cerises).

Le présent livre est le fruit d’un séminaire qui s’est déroulé du­rant cinq ans.

Ouvrage publié avec le concours de la Fondation Gabriel Péri.

Papier : 29.90 € Numérique : 9,99 €

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A quoi rêvent les jeunes gens

Collectif Sciences Po

Texte édité par Jean Michel Ollé

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Ils ont dix-huit ans et se retrouvent, après le baccalauréat, plongés dans une perspective de métier, de carrière, bref, d’adulte, alors qu’hier encore, ils attendaient la fin des cours ou l’absence d’un professeur.

On les ausculte, on les consulte brièvement, on les catégorise, pour qui pensez-vous voter, quel modèle de smartphone préfé­rez-vous, vous souciez-vous du sort de la planète, oui/non. Mais on ne leur donne jamais longtemps la parole.

Les jeunes gens présents dans ce livre devaient parler vingt minutes devant leur pairs d’un sujet qui leur tenait à coeur. C’est très long, vingt minutes, il faut en dire pour tenir, surmonter la peur et la gêne de l’intime. Même, et peut-être surtout, si ce sont de « bons élèves », logés dans des institutions universitaires prestigieuses.

Ce livre n’est pas un document sociologique ni une plongée journalistique dans l’univers des post-ados ou pré-adultes. C’est juste un moment de liberté, qui ne se mesure jamais mieux que dans l’indécision.

Cet ouvrage collectif est la somme d’un atelier de rhétorique tenu l’an dernier à Paris avec des étudiants en bi-cursus Sciences- Po Paris / Sorbonne Université.

18.90 € 

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