Fictions

Fictions

L’Absente

Dans L’Olifant, nous avions laissé Marianne criblée de balles dans l’enceinte de l’ONU, après avoir neutralisé le président nord-coréen qui menaçait le monde d’une apocalypse nucléaire.
Quand les héros meurent, ils laissent autour d’eux des gens ordinaires, à charge pour eux de survivre à leur perte. Clarisse Le Ker, la compagne de Marianne, a bien cru ne pas surmonter cette catastrophe intime. Mais la vie va, et c’est en mettant ses pas dans les traces de son aimée qu’elle trouvera la paix.
Ce deuxième volume de l’histoire de la Samouraï est l’histoire d’une reconstruction, et plus encore d’une absolution : il faut savoir pardonner aux héros de vous abandonner.

Philippe Péan, après avoir été constructeur, maire et navigateur, a entamé une carrière d’écrivain sur le tard. L’Absente est son septième livre, dont deux biographies, un récit et deux romans.

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Topographie d’une lutte

Texte édité par Jean Michel Ollé

[Lire un extrait]

Elle parle, mais peu : la plupart du temps, ce sont les autres qui parlent d’elle. Son fils, sa psy, son ex, son agenda même ont des choses à dire. Elle aussi, d’ailleurs, mais voilà, ça ne sort pas. C’est même son problème : comment dire ce qui ne veut pas être dit ?
Alors, c’est comme une introspection menée par les autres, oxymore étrange qui nous fait tourner autour d’elle. On la regarde se débattre en mère, fille, compagne, cliente ou patiente. Mais d’elle, on ne saura rien.
Si ce n’est son silence, et c’est déjà beaucoup.

Des bancs de la Sorbonne aux planches de théâtre, Julia Vincent a toujours été menée par son amour des mots : ceux qui sont dits et ceux qui se glissent entre les lignes.
Biographe installée sur Bordeaux, elle prête habituellement sa plume aux autres. Aujourd’hui, elle fait entendre sa voix et publie son premier texte au Pont 9.

112 pages

Papier : 16,90 € Ebook 9.90 €

J’aime Paris l’été

Pierre-François Brodin

Texte édité par Christian Duplan

[Lire un extrait]

que je vais crever ?
— On avait dit pas quand les enfants sont là.
— Mais je vais arrêter, je t’ai dit que j’allais arrêter…»
C’est comme ça, il y a toutes les raisons, bonnes et mauvaises, qu’on a de se défoncer, le plaisir, les traumas, la puissance, les rancœurs. Et puis il y a le monde réel, qui n’a pas besoin de raisons.
Pendant des années, Marc Ribaut a joué l’as du camouflage, à tromper tout le monde, Magalie, les enfants, les amis, les collègues, son Subutex planqué dans des boîtes de Lexomil.
Puis, un jour, finis les égarements, il a décidé de rentrer.
Pierre-François Brodin est né à Marseille. Autodidacte et touche-à-tout, il navigue entre boulots de directeur technique d’évènements culturels et d’auteur-réalisateur. Il est aussi musicien à ses heures perdues. J’aime Paris l’été est son premier roman.

238 pages

Papier : 21,90 € Ebook 9.90 €

Orogénèse

Dominique Picard

Texte édité par Jean Roccia

[Lire un extrait]

C’est l’histoire d’un homme, peut-être de n’importe quel homme. La preuve, il n’a pas de nom, juste un surnom, « M. Tout va bien », donné par une cartomancienne qui sait manier les cartes et l’antiphrase.
Car, bien sûr, tout ne va pas bien. Arrivé au bout d’une carrière d’avocat d’affaires – et d’une famille – qui l’ennuient, notre héros, si l’on peut dire, va plonger dans le pénal, dans le sillage d’une meurtrière qui ne veut pas de sa défense.
Il avance dans cette tragédie à bas bruit, avec le courage du désespoir, même si le sol tremble sous ses pieds, sans savoir ce qui surgira de cette orogénèse.
Finalement, c’est peut-être l’histoire de tous les hommes, de désirs en défaites, qui s’écrit là, sous le regard de femmes qui, elles, savent où mène la route.
Dominique Picard est une mathématicienne française spécialiste de statistique mathématique. Orogénèse est son deuxième roman.

218 pages

Papier : 19,90 € Ebook 9.90 €

Olinda

Jean Michel Rodrigo

Texte édité par Carlos Schmerkin

[Lire un extrait]

On peut lire Olinda comme un roman d’aventures. On y verra deux jeunes gens que tout oppose se rencontrer aux pires heures du Pérou, alors que s’affrontent les maoïstes du Sentier Lumineux et le gouvernement d’Alan Garcia.
On peut le lire comme un roman d’amour, car, bien sûr, ces deux-là vont s’aimer.
On peut le lire aussi comme un reportage, extrêmement documenté, qui sait rendre de façon frappante l’état du pays à la fin des années 80, la situation économique et sociale explosive, les arrogances aveugles de la bourgeoisie au pouvoir, les dérives de la révolution sendériste et les souffrances des peuples indigènes.
Mais on lira Olinda pour le portrait de l’héroïne qui lui donne son titre. Fleur bleue et sang rouge, aussi à l’aise dans le meurtre politique que dans le babil amoureux, c’est une force qui va et jamais ne renonce.
C’est que Olinda porte l’Indien en elle, lui dit un vieux chef. Qui ne meurt jamais, ajoute-t-il. C’est sans doute le message, ou l’espoir, de ce livre.


Historien de formation, Jean Michel Rodrigo a parcouru l’Amérique latine comme documentariste. Dans les Andes, l’Amazonie ou les bidonvilles, il s’est pris de passion pour un univers où se mêlent rêves et réalité, poésie et rage de vivre. Il a aussi rencontré des femmes dont le courage forçait l’admiration et le respect… D’où, Olinda, son premier roman.

326 pages

Papier : 21,90 € Ebook 9.90 €

Le piano perdu

Texte édité par Jean Roccia

[Lire un extrait]

Dieu sait pourquoi, les professeurs de musique occupent
une place particulière dans l’imaginaire enfantin. Peut-être
parce qu’ils ne sont ni parent, ni instituteur, mais une figure
de l’un et l’autre. Sans doute parce qu’on se retrouve en situation
de proche intimité avec quelqu’un dont, généralement,
on ne sait à peu près rien. Assurément parce qu’ils sont les
portiers d’un monde inconnu, et qu’ils nous hissent à la musique
comme, dans l’Odyssée, on descend aux enfers.
Ce qui les rend intimidants et mystérieux. C’est pourquoi
on les quitte toujours, pour affronter les mystères de la vraie
vie, mais on ne les oublie jamais, parce que ce sont eux, qui,
malgré nous parfois, nous ont amenés pour la première fois à
regarder ailleurs, ou plus loin.
Dans ce sixième roman, Hélène Bruntz a poussé la porte
de sa mémoire et ramené du vert paradis des souvenirs enfantins
ce magnifique portrait d’un couple né pour l’amour et la
musique.

160 pages

Papier : 18,90 € Ebook 9.90 €

Une saison des pluies à Douala

Clarisse Magnékou

Texte édité par Louise Virgile

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« Jusqu’au moment du coucher, je ne pus m’empêcher de chérir l’espoir que Papa apparaîtrait, s’excuserait et que tout redeviendrait comme avant. Maman fit de son mieux pour égayer ma journée. En vain. Même mon gâteau préféré, le gâteau au chocolat qu’elle avait préparé pour moi, eut une saveur amère ce jour-là.
Je décidai de haïr mon père. »
A la veille de ses douze ans, Youta voit partir son père, et sa vie s’écroule. Il faut déménager, quitter la vie bourgeoise que la famille menait jusqu’alors et s’installer dans un quartier pauvre de Douala.
À décrire le combat de Sita, la mère de Youta, Clarisse Magnékou signe un magnifique et singulier portrait de femme. Magnifique car dépourvu de tout apitoiement ou dramatisation, et singulier parce que Sita, intelligente et engagée, évite tous les clichés de la mère Courage pour expliquer, montrer la voie, toujours, à ses enfants désemparés.
Née au Cameroun, Clarisse Magnékou a grandi à Douala avant de venir en France à l’âge de 17 ans pour y faire ses études. Elle a ensuite travaillé comme experte en droits des femmes à l’UNESCO et en cabinet ministériel à Paris. Après quatorze ans au ministère de l’écologie, elle s’est mise en disponibilité pour devenir coach professionnelle. Elle est par ailleurs présidente fondatrice de la Ligue de défense des femmes du Cameroun, association qui vient en aide aux femmes battues.
Une saison des pluies à Douala est son premier roman.

278 pages

Papier : 21,90 € Ebook 9.90 €

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De l’oubli [roman apocryphe]

Jean Michel Ollé

Texte édité par Pierre-Yves Agasse

[Lire un extrait]

Avant de mourir, il y a quelques années, Hubert Grangeon, l’auteur de ce manuscrit, en avait imaginé la disparition. Étrange prémonition qui a failli se confirmer puisqu’à ce jour, nous ne saurions dire comment ces pages sont arrivées jusqu’à nous.
Dans le fichier original, la plupart des personnages étaient désignés par des noms dont certains sont connus de tous, ce qui semble indiquer que le vieux philosophe n’avait pas l’intention de publier son travail.
C’eût été dommage et il nous a semblé plus élégant – et peut-être plus prudent – de le faire en utilisant des pseudonymes.
Dans ce texte, à l’évidence, tout n’est pas vrai, mais tout se tient. Certains faits relatés ici sont avérés et ont fait l’objet en leur temps de publications diverses. D’autres, en revanche, sont manifestement inventés tant l’auteur, poursuivant ses hypothèses au-delà du raisonnable, semble ne s’embarrasser d’aucun souci de vraisemblance.

148 pages

Papier : 18,90 € Ebook 9.90 €

Disponible chez votre libraire, ou sur les librairies en ligne à partir du 10 avril 2024

Les hommes s’en vont

Hélène Bruntz

Texte édité par Jean Michel Ollé

[Lire un extrait]

Qu’ils partent pour une autre ou parce qu’ils n’en peuvent plus, les hommes s’en vont. C’est du moins ce que constate Élise et ce qui l’intrigue, aussi, à contempler autour d’elle, dans les cafés qu’elle fréquente, la douleur de femmes abandonnées.

Pour qui, pour quoi, se demandent ces femmes. Pour Élise, c’est trop tard : ses questions à son mari mort depuis longtemps – du moins l’imagine-t-on – ne recevront pas de réponse.

Elle le sait, mais elle en souffre. Alors, à regarder ces femmes, elle se dit qu’écrire, c’est peut-être le seul moyen de faire surgir sous la plume ce que la vie nous tait.

De café en café, on croise des couples qui chancellent ou se défont. C’est en inscrivant sa propre histoire dans la ronde de ces catastrophes intimes qu’Élise trouvera la force d’accepter qu’elle ne saura jamais si son mari l’a vraiment aimée. Dans ce cinquième roman, Hélène Bruntz, avec la délicatesse qu’on lui connaît, nous emmène au plus intime de l’envie d’écrire, là où les mots surgissent pour calmer nos peines.

212 pages

Papier : 20,90 € Ebook 9.90 €

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Lithium Tonic

Bruno Boniface

Texte édité par Jean Michel Ollé

[Lire un extrait]

Cécile Dumas cumule les qualités de cardiologue, bipolaire et borderline. Elle prend du lithium et aime le gin-tonic, d’où son surnom, Lithium Tonic.
Amants et psychiatres se succèdent dans sa vie. La suivre est épuisant, elle-même parfois n’y arrive pas. Le mieux est peut-être de la laisser nous prendre par la main pour nous embarquer avec elle dans ses montagnes russes, entre Paris, où elle travaille, et cette charmante station balnéaire du Pays de Caux, où sa belle-famille tout à fait comme il faut possède à peu près toutes les maisons.
Débarrassé de tout pathos, le regard clinique que partagent l’auteur et son personnage donne au roman une tonalité paradoxale : on y meurt beaucoup, mais ce n’est pas triste. Juste humain.

Bruno Boniface est né à Rouen, a grandi en région parisienne, puis étudié la médecine à Paris. Il exerce la psychiatrie dans son cabinet à Paris et à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre où il coordonne la prise en charge du psychotraumatisme.
Comme celle de son personnage, sa vie se partage entre Paris, où il s’agite et travaille, et Fécamp, où il respire et écrit.
Lithium Tonic est son deuxième roman, après La Vieille Dame qui voulait se jeter du rez-de-chaussée (Ateliers Henry Dougier, 2019).

Papier : 21,90 €

Numérique : 9,99 €

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