Jean Roccia

Jean Roccia

Le Prince des girafes

Hélène Bruntz

Texte édité par Jean Roccia

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Les écrivains sont des voleurs, c’est un mal nécessaire. Mais qui se soucie de leurs victimes ? Thomas a pris la vie de Clémence pour en faire un roman, puis s’est enfui, son forfait accompli. Il laisse son fils David seul avec des absents : un père mort, des livres qu’il ne peut pas lire, une mère qui n’est plus là.
Heureusement, la littérature ne fait pas que blesser, elle soigne aussi : Baudelaire est toujours là pour nous dire que même si nos ailes de géant nous empêchent de marcher, il nous faut toutefois avancer, et c’est ce que fait David, retrouvant sur sa route sa mère, pauvre oiseau blessé.
Après Trouver l’aiguille, Hélène Bruntz retricote ici une famille déchirée, allant puiser au fond de chaque personnage maltraité par la vie ce qu’il faut de courage pour y croire encore.
Le bonheur n’est-il pas la forme ultime de l’obstination ?

Hélène Bruntz écrit depuis toujours. Le Prince des girafes est le deuxième roman qu’elle publie.

 

Papier : 19.90 € Numérique : 9,99 €

Disponible chez votre libraire, ou sur Amazon ou à la Fnac

Haïcourts

Jean-Marie Sztalryd

Texte édité par Jean Roccia

[Lire un extrait]

Ce néologisme se réfère aux haïkus japonais, cette tradition poétique codifiée au dix septième siècle par le poète Matsuo Basho.
Il y a cinq ans, j’ai choisi cette forme de poésie brève pour tenter d’exprimer les réflexions qui s’imposaient à mon esprit lors de promenades quotidiennes dans le massif du Diois. M’inspirant librement de cette forme littéraire du haïku, je me suis mis au défi de
condenser idées et pensées en peu de mots.
Trois ans après, lors d’un atelier photographique, j’ai proposé une association haïcourts-photos qui créa une controverse. Le texte, hors champ d’un cliché, ne limite-t-il pas l’imaginaire produit par le champ photographique ?
Cette publication, composée de cinq chapitres, propose une photographie par page en regard de trois, quatre ou cinq textes.
Pour chacune de ces cent treize images, j’ai associé un texte. Le lecteur-regardeur choisira ou pas d’établir un lien entre texte et photo.

Jean-Marie Sztalryd travaille comme psychologue clinicien et
psychanalyste. Il a publié de nombreux articles. Haïcourts
est son second recueil de poèmes.

 

Papier : 39.90 € 

Disponible chez votre libraire, ou sur Amazon ou à la Fnac

Le téléphone de Samia

Yveline Piarroux

Texte édité par Jean Roccia

[Lire un extrait]

Que cherchent-ils, tous ? Samia, un téléphone, on s’en doute. Pour Antoine et Alain, c’est moins simple, pas sûr qu’ils le sachent eux-mêmes. Derrière l’austère façade d’un lycée parisien, ces grands murs qui ne s’entrouvrent furtivement qu’aux entrées et sorties de classe, on vit, on aime, on souffre, on peut mourir aussi.

On les suit, eux et beaucoup d’autres, pendant un an. Yveline Piarroux nous fait (re)passer les portes de cet autre monde, dans un style parfaitement juste, qui joue du classicisme comme de la familiarité pour dire le quotidien, les rêves aussi.

Ils se parlent ou s’évitent, se cajolent ou s’engueulent, sous les boiseries anciennes, autour des tables en contreplaqué. Et puis, il y a ce netsuke, un petit moine qui contemple le ballet de ceux qui vont et viennent, avec une ironie bienveillante, les mains cachées dans ses manches, du haut de ses trois centimètres d’ivoire. Peut-être sait-il ce qu’ils cherchent ? Mais il se tait.

 

Enseignante à Paris, Yveline Piarroux a publié de nombreux articles en sciences sociales, notamment dans la revue Espaces-Temps. C’est sa première œuvre de fiction. 

Photographie : droits réservés

Papier : 19.90 € Numérique : 9,99 €

Disponible chez votre libraire, ou sur fnac.com ou Amazon

Vacance

Jean-Michel Platier

Texte édité par Jean Roccia

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Quatre dates, de 1943 à 2014, comme quatre signets dans le roman national.

Deux femmes qui traversent le Jura à pied, un gamin qui se libère grâce à l’école, un autre qui échappe à une maladie aussi cruelle qu’inconnue, des braves gens qui partent en vacances : quatre histoires simples, mais qui se déroulent à des moments de bascule de l’histoire de France : la bataille de Stalingrad, la fin de la guerre d’Algérie, le début de la crise économique, la fin des illusions de la gauche au pouvoir.

Et toujours les mêmes questions : que savons-nous de nous et des autres, comment survivre dans cette violence qui nous hante, dans celle que nous inflige ce monde absurde?

Pour commencer, se souvenir des belles choses : la marche qui porte nos corps vers de nouveaux ailleurs, l’espoir qui toujours porte nos âmes. Les petits soldats de l’enfance, le rire des femmes sur le chemin, le plaisir de faire la route ensemble. Et par dessus tout, Homère, qui nous chante le destin de l’homme et sait nous le rendre supportable.

Des histoires qui se répondent, s’entrelacent ou s’ignorent, et qui finissent par nous dire, à petits pas, ce que nous sommes : c’est bien d’une odyssée moderne qu’il s’agit ici.

Poète, éditeur, Jean-Michel Platier a écrit ces quatre textes dans l’urgence, par besoin. Puis il s’est rendu compte qu’assemblés, ils formaient une histoire. La sienne, peut-être. Assurément, la nôtre.

 Jean-Michel Platier a fondé en 1995 les éditions Bérénice, où il a publié de très nombreux poètes contemporains. Vacance est son premier roman.

Papier : 19.90 € Numérique : 9,99 €

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A l’ombre de la guerre

Dominique Moaty

Texte édité par Jean Roccia

⌈Lire un chapitre⌋

Le père et la mère sont toujours sur le qui-vive, à changer souvent de maison, de pays, de vie. On est en Algérie, à Paris, en Bulgarie. Puis on change encore.

Pour les enfants, c’est comme ça, on vit avec les Gounz qui guettent, mais il y a aussi les fleurs, les amis imaginaires, les spectacles qu’on monte pour les parents, avec Madame Patchou, l’ours en peluche.

Pour la petite, c’est plus compliqué, elle est en charge : c’est l’aînée des filles, il faut qu’elle s’occupe des petits, on lui a appris à servir.

Ni larmes ni plaintes : il s’agirait bien de se plaindre, alors qu’il faut tenir, toujours. Non, ce qui la gêne, c’est qu’elle aimerait bien comprendre.

Revoir l’enfance, on voudrait tous refaire le chemin. Ici, c’est un étrange voyage, entre ici et ailleurs, hier et aujourd’hui, avec ce qu’on découvre, ce qu’on comprend, ce qu’on entrevoit.

Et toujours, ce doute : si, finalement, mieux valait ne pas comprendre ?

Dominique Moaty est artiste lyrique. Au sein de l’ensemble Alessandro Grandi, elle interprète le répertoire italien du XVIIe siècle. Elle donne aussi des récitals de mélodies et a créé de nombreuses œuvres contemporaines.

Elle est professeure de chant à la maîtrise de Radio France, au Conservatoire Régional 93 et au Pôle Sup 93.

Papier : 16 € Numérique : 9,99 €

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