Fictions

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La traversée des regards

Gabriel Meshkinfam

Texte édité par Augustin Anglade

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La Traversée des regards est un ouvrage singulier, ou plutôt pluriel, puisque s’y mêlent et s’y entrechoquent les mots d’un jeune homme et de ses vingt-et-un amis.

Il y a d’abord l’idée enluminée d’un voyage, d’une grande traversée. Pensé es intempestives, imprévus, prises de conscience, de position… Tout se bouscule, tout bascule. Mais on ne choisit pas encore la destination. On attend, on se contemple dans le miroir brisé du navire. Ce sont les Irréflexions de Narcisse.

Et Pourtant : on ne peut subir son voyage en solitaire, il faut embarquer ses amis. Les marins sont à l’appel, on crie, on se remue, on finit par se dire ses quatre vérités. Et la voile enfin se gonfle : vingt-et-une personnes, vingt-et-un styles pour écrire le voyage.

Et vient la traversée, la vraie, dans le troisième et dernier volet du triptyque. L’espace est là, il suffit de le cueillir, et l’on cesse d’errer à la recherche d’un sens. C’est La Vie inerrante, où le moi peut se fondre, enfin, dans le dé cor. Le poème s’est ouvert. Il vient de rencontrer son auteur.

Gabriel Meshkinfam écrit depuis longtemps, mais c’est la première fois qu’il embarque sur un livre, grâce à l’aide attentive de ses amis. Qu’aurait fait Ulysse, sans ses compagnons ?

Papier : 16,00 € Numérique : 9,99 €

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Cette infortune

Maxime Cochard

texte édité par Michel Rousseau

⌈Lire un chapitre⌋

C’est urgent, il faut quitter Roche-Rousse, son avenue du 18-Juin, ses loubards qui tiennent les murs, ses parents trop attentionnés.

Bien, mais comment ? Quand on est jeune, séduisant et qu’on préfère les garçons, il y a d’abord Internet, et tous les HotLover914, un peu vieux, un peu timides, qui s’offrent à vous aider.

Alors c’est Paris, ses belles avenues, la grande vie, les galeries du Marais. Mais on a beau se donner, il faut aller toujours plus haut, vers les sommets et leurs promesses d’argent et de pouvoir.

Et dans les virages de cette course surgissent Lila, les étudiants croisés un soir d’Opéra, le petit frère qu’on a abandonné, et cette soif de justice qui grandit…

Maxime Cochard a 32 ans. Militant politique, il a travaillé pendant six ans à l’Assemblée Nationale.

« Cette infortune » est son premier roman. 

Papier : 18,90 € Numérique : 9,99 €

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La vie des Glouk

Nelly Wolf

Texte édité par Jean Michel Ollé

⌈Lire un chapitre⌋

Les juifs ne sont plus à la mode, déplore Victor à une réunion des Ashkénazes Anonymes. Qu’est-ce qu’on va devenir, se demande Ety, si seules demeurent quelques familles minuscules, où on trouve malgré tout le moyen de se déchirer ?
Qu’est-ce qu’on va transmettre, si les rescapés ne veulent pas parler, si tout le monde s’en moque, ou répond à notre place ?
Nelly Wolf est universitaire, elle aurait pu se lancer dans une somme académique sur l’identité des intellectuels juifs français de 1990 à nos jours. Ou sombrer dans la « mélancolie de l’ashkénaze triste à famille merdique ».
Mais il se trouve qu’elle sait écrire, et merveilleusement bien. Spécialiste du roman moderne, elle a choisi sa forme ultime, la série, avec ses repères, Victor, Ety, les enfants, ses personnages secondaires, ses silhouettes de passage.
La chronique est juste parce que drôle. C’est que la chroniqueuse a l’œil perçant, la dent dure, et le cœur plein d’une tendresse désabusée pour les hommes et les femmes comme ils vont.
Goys s’abstenir ? Non. Car, affirme Nelly Wolf, « Les Glouk sont des juifs comme vous et moi ».

Nelly Wolf est professeur de littérature française à l’Université de Lille. Elle a publié de nombreux articles et essais sur le roman français des XIXè et XXè siècles.
La Vie des Glouk est son deuxième roman.

Papier : 19,90 € Numérique : 9,99 €

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A l’ombre de la guerre

Dominique Moaty

Texte édité par Jean Roccia

⌈Lire un chapitre⌋

Le père et la mère sont toujours sur le qui-vive, à changer souvent de maison, de pays, de vie. On est en Algérie, à Paris, en Bulgarie. Puis on change encore.

Pour les enfants, c’est comme ça, on vit avec les Gounz qui guettent, mais il y a aussi les fleurs, les amis imaginaires, les spectacles qu’on monte pour les parents, avec Madame Patchou, l’ours en peluche.

Pour la petite, c’est plus compliqué, elle est en charge : c’est l’aînée des filles, il faut qu’elle s’occupe des petits, on lui a appris à servir.

Ni larmes ni plaintes : il s’agirait bien de se plaindre, alors qu’il faut tenir, toujours. Non, ce qui la gêne, c’est qu’elle aimerait bien comprendre.

Revoir l’enfance, on voudrait tous refaire le chemin. Ici, c’est un étrange voyage, entre ici et ailleurs, hier et aujourd’hui, avec ce qu’on découvre, ce qu’on comprend, ce qu’on entrevoit.

Et toujours, ce doute : si, finalement, mieux valait ne pas comprendre ?

Dominique Moaty est artiste lyrique. Au sein de l’ensemble Alessandro Grandi, elle interprète le répertoire italien du XVIIe siècle. Elle donne aussi des récitals de mélodies et a créé de nombreuses œuvres contemporaines.

Elle est professeure de chant à la maîtrise de Radio France, au Conservatoire Régional 93 et au Pôle Sup 93.

Papier : 16 € Numérique : 9,99 €

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