Genre

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Célébration

Francis Vladimir

Texte édité par Jean-Michel Platier

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Célébration se lit comme le livre des livres, un mantra original qui suit le cycle bouleversant des saisons, de la nature des pays de l’hémisphère nord. Mais ça, c’était avant le réchauffement climatique, ce que ne connaîtront certainement pas les moins de 20 ans, avant quelques siècles ou millénaires…
Francis Vladimir a accompagné chaque jour d’une année selon le rythme, a priori lent mais inexorable des saisons, d’un poème répété presque à l’infini, pour chaque jour de chaque année.
Après la mort blanche et froide renaît la terre et ses végétaux, les animaux, insectes et mammifères qui suivent l’évolution des journées et des nuits avant le grand réveil et l’explosion du vert et de la vie. Avant que de nouveau s’endormir pour retourner au domaine du néant. Ce rythme des saisons si particulier des pays au climat tempéré,
source de joies, de surprises et de nouveautés, associe naissance, vie et mort pour mieux renaître, dans un cycle des répétitions auquel on ne peut qu’associer l’humanité. D’ailleurs, est-ce le seul scénario qui nous est en fin de compte destiné ?
Célébration est un texte envoûtant, émouvant, surprenant comme le film de Satyajit Ray, Le salon de musique. D’abord exaspérant, puis on est comme hypnotisé, arraché à notre rêverie de lecteur solitaire pour entrer définitivement dans le corps du livre ; le livre des livres.
Et c’est ainsi que l’on prend réellement conscience du mouvement de la vie qu’il ne nous faut plus subir mais saisir à pleines mains, pour redevenir l’acteur privilégié de ce cadeau extraordinaire qui nous a été donné : notre vie ; une vie à savourer, apprécier, jour après jour, quels que soient l’humeur, les défaites, les surprises, les petits bonheurs, les joies et les plaisirs immenses. Bref, tout ce qui fait mais aussi peut défaire une vie dans les saisons d’une vie.
C’est très important. Il fallait le souligner.

Francis Vladimir est né à Elne, dans les Pyrénées Orientales. Il a écrit pour le théâtre et des romans, nouvelles et textes poétiques.

Papier : 18.90 €

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La peau de l’ours

Pierre Maubé

Préface de Michel Baglin
Couverture de Brigitte Dusserre-Bresson

Texte édité par Jean-Michel Platier

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Dans son neuvième recueil, Pierre Maubé donne à toucher, dans la douleur et la douceur du quotidien, un peu du pelage de l’ours, on y devine les parfums des sous-bois de l’enfance et les blessures de l’âge adulte.
Stances, élégies, invectives, proses poétiques, sonnets, poèmes courts, poèmes longs, vers libres ou réguliers, regrets, hommages, confidences, mensonges, rêveries, aveux : pas une page ici ne ressemble à la précédente, on n’y retrouverait pas ses oursons et pourtant l’on y devine un ordre mystérieux qui a le charme du fouillis et les sortilèges des retours à la maison natale.
Comme nous le confie son préfacier, le Toulousain Michel Baglin, la poésie de Pierre Maubé est riche de ces moments pleins, de ces sèves goûteuses, de ces vertiges du vivant, alliés à un souci constant de lucidité. Autobiographie de tout le monde, s’intitule l’un des ensembles de poèmes. En effet, page après page, se révèle une intimité qui fait écho à la nôtre. Chacun de nous pourra s’y reconnaître.

Né en 1962, Pierre Maubé vit actuellement en Haute-Garonne. Il est membre des comités de rédaction des revues ARPA (Clermont-Ferrand) et Place de la Sorbonne (Paris). Il anime le blog Poésiemaintenant

Papier : 17.90 €

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Traversée du parc Ritan

Marc Fontana

Illustrations de Li Chevalier, préface de Pierre Dhainaut

 

Texte édité par Jean-Michel Platier

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Pékin n’est pas une ville mais un gigantesque territoire urbain où l’activité est intense. Pour le poète qui y vit, la traversée quotidienne d’un parc resserre cette démesure, elle ralentit et concentre le temps de l’observation des hommes et des femmes, du passage des saisons, elle délimite aussi un espace intérieur propice à la pensée de la Chine. Il écrit alors pour tenter de mettre à l’épreuve les apparences de cet ici qui n’est plus tout à fait un ailleurs à ses yeux d’étranger. Ce sont des poèmes qui interrogent les gestes, les visages, la langue, les dormeurs, la foule, des oeuvres d’art, des rencontres… Dans ses poèmes, la Chine agit sur lui comme l’encre que le papier absorbe mais jamais il ne se départit de ce qu’il est. De l’espace intime de sa chambre à celui du dehors, l’écriture laisse affleurer ce qui l’émeut mais aussi ce qui le heurte, ce qui le rapproche ou ce qui l’éloigne de la Chine.

Marc Fontana a vécu en Chine de 2009 à 2013. Il y a rencontré la plasticienne Li Chevalier dont l’oeuvre ouvre un passage de grande étendue entre l’Orient et l’Occident et se nourrit toujours de l’échange entre la poésie et la peinture.

Papier : 15.00 €

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Si jamais

Emmanuelle Sordet

Préface de Pierre Dhainaut

Texte édité par Jean-Michel Platier

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Je vais déplier le drap qui commence par demain, nous dit Emmanuelle Sordet dans son premier livre.
Livre où alternent contes rimbaldiens, aphorismes, élégies rilkéennes, odes et chants – comme autant de fragments d’une méditation toujours recommencée, au prisme d’une écriture dense et souple, précise et sinueuse, cruelle et fluide, le murmure très doux d’une guitare inassouvie.
Dans ces pages brûlées de soleil, des ombres passent, furtives. Présences lucides, compagnons secrets, elles accompagnent notre courage et nos hésitations. Elles nous murmurent de lever les yeux, de regarder les paysages sans mémoire auxquels nous donnons sens.
Mais si l’Histoire nous roule de vagues de sang en disparitions – amis déchiquetés, cités rasées, civilisations détruites, enfants engloutis –, si nous nous levons chaque jour Ulysse oublieux, pourquoi donner voix au poème ?
Si jamais. S’il était encore possible de croire et d’accepter, nous regretterions d’avoir laissé s’éteindre le pouvoir heureux de la lumière et se taire la musique. Nous devons prendre le risque du poème, de sa démesure.
« Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes », nous prévient Rimbaud dans Une saison en Enfer. De ce combat, le recueil d’Emmanuelle Sordet porte témoignage. « Un livre qui passe de l’immédiat au lointain, de l’intime au collectif, qui les mêle avec le plus grand naturel, et c’est si rare qu’il faut y insister. »
Pierre Dhainaut (préface)

Emmanuelle Sordet est née en 1971. Elle vit et travaille à Paris. Publiée en revue depuis plusieurs années (Décharge, ARPA, Place de la Sorbonne), elle donne aux éditions du Pont9 son premier recueil, Si jamais.

Papier : 16.00 €

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Récréations

Jean-Marie Sztalryd

Texte édité par Augustin Langlade

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J’ai écrit ces textes au cours des années 90 à 2000 pendant les récréations, ces moments de pause ponctuant les périodes de travail.
Ils sont classés dans cinq rubriques en écho à un surnom de mon enfance : Jean qui rit, Jean qui pleure.
Entre fantaisie et sérieux de l’enfance, j’évoque le temps réfléchi d’événements quotidiens qui m’ont touché.

Jean-Marie Sztalryd travaille comme psychologue clinicien et psychanalyste. Il a publié de nombreux articles. Récréations
est son premier recueil de poèmes.

Papier : 18.90 €

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La traversée des regards

Gabriel Meshkinfam

Texte édité par Augustin Anglade

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La Traversée des regards est un ouvrage singulier, ou plutôt pluriel, puisque s’y mêlent et s’y entrechoquent les mots d’un jeune homme et de ses vingt-et-un amis.

Il y a d’abord l’idée enluminée d’un voyage, d’une grande traversée. Pensé es intempestives, imprévus, prises de conscience, de position… Tout se bouscule, tout bascule. Mais on ne choisit pas encore la destination. On attend, on se contemple dans le miroir brisé du navire. Ce sont les Irréflexions de Narcisse.

Et Pourtant : on ne peut subir son voyage en solitaire, il faut embarquer ses amis. Les marins sont à l’appel, on crie, on se remue, on finit par se dire ses quatre vérités. Et la voile enfin se gonfle : vingt-et-une personnes, vingt-et-un styles pour écrire le voyage.

Et vient la traversée, la vraie, dans le troisième et dernier volet du triptyque. L’espace est là, il suffit de le cueillir, et l’on cesse d’errer à la recherche d’un sens. C’est La Vie inerrante, où le moi peut se fondre, enfin, dans le dé cor. Le poème s’est ouvert. Il vient de rencontrer son auteur.

Gabriel Meshkinfam écrit depuis longtemps, mais c’est la première fois qu’il embarque sur un livre, grâce à l’aide attentive de ses amis. Qu’aurait fait Ulysse, sans ses compagnons ?

Papier : 16,00 € Numérique : 9,99 €

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Le capitalisme est-il la fin de l’histoire?

Édith Fuchs, Christian Houzel, Robert Lévy, Justine Malle, Christiane Ménasseyre, Anne Raymond, Hélène Raymond-Feingold, Philippe Renou, Xavier F. Renou, Hadi Rizk, Antoine Roullé, Jean-Jacques Szczeciniarz, André Tosel, Martine Verlhac

Texte édité par Robert Lévy et Xavier F. Renou

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Comment sortir du désespoir de masse ?

Depuis la fin de la guerre froide, le capitalisme est partout, avec ses gagnants et ses perdants (parfois les gagnants d’hier), avec sa violence essentielle, ses ravages sociaux et ses destructions des fragiles équilibres écologiques. Mais est-ce pour toujours ?

Pour en contester la légitimité il faut d’abord le penser, s’il est vrai que sa puissance repose d’abord sur le consentement que des milliards d’humains lui accordent.

Que l’on veuille le réguler ou en sortir, quelle place donner à l’économie de marché ? Et dans celle-ci quelle place aux pratiques anciennes ou nouvelles de solidarité, depuis le patrimoine restant de solidarité ouvrière jusqu’aux formes diverses d’économie sociale et solidaire, depuis le retour à une agriculture émancipée du productivisme jusqu’aux innovations technologiques prometteuses ?

S’il y a toujours un peuple de Gauche, cette Gauche, qui rêve d’unité et crève de ses divisions, doit regarder en face au moins quatre de ses croix : le bilan du soviétisme (à distance du déni-exécration et de la nostalgie crispée) ; la question du nucléaire (et d’une politique énergétique ouverte aux énergies nouvelles) ; l’Europe (potentiel lieu de souveraineté enfin adéquat pour faire antidote aux souverainismes et au social-libéralisme) ; la laïcité (principes communs assurés et libres désaccords).

Il ne s’agit pas là de la dernière analyse prétendant dévoiler la vérité, mais d’un appel au travail, c’est-à-dire à la confrontation des raisons.

Pour faire renaître l’esprit des Lumières. Et redonner corps à l’espoir.

Philosophes ou intellectuels de diverses spécialités, les auteurs se sont retrouvés dans la conviction que face à la dureté de l’état du monde et aux divisions visibles ou cachées qui grèvent les forces de Gauche, il importe de joindre présence dans les luttes et détours théoriques, de mettre de la théorie dans les luttes pour les faire gagner en justesse et en efficacité. Et ils engagent ici les premiers pas de cette entreprise.

 Papier : 18 € – numérique : 9,99 €. Chez votre libraire, ou à la Fnac  … ou sur Amazon

Cette infortune

Maxime Cochard

texte édité par Michel Rousseau

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C’est urgent, il faut quitter Roche-Rousse, son avenue du 18-Juin, ses loubards qui tiennent les murs, ses parents trop attentionnés.

Bien, mais comment ? Quand on est jeune, séduisant et qu’on préfère les garçons, il y a d’abord Internet, et tous les HotLover914, un peu vieux, un peu timides, qui s’offrent à vous aider.

Alors c’est Paris, ses belles avenues, la grande vie, les galeries du Marais. Mais on a beau se donner, il faut aller toujours plus haut, vers les sommets et leurs promesses d’argent et de pouvoir.

Et dans les virages de cette course surgissent Lila, les étudiants croisés un soir d’Opéra, le petit frère qu’on a abandonné, et cette soif de justice qui grandit…

Maxime Cochard a 32 ans. Militant politique, il a travaillé pendant six ans à l’Assemblée Nationale.

« Cette infortune » est son premier roman. 

Papier : 18,90 € Numérique : 9,99 €

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La vie des Glouk

Nelly Wolf

Texte édité par Jean Michel Ollé

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Les juifs ne sont plus à la mode, déplore Victor à une réunion des Ashkénazes Anonymes. Qu’est-ce qu’on va devenir, se demande Ety, si seules demeurent quelques familles minuscules, où on trouve malgré tout le moyen de se déchirer ?
Qu’est-ce qu’on va transmettre, si les rescapés ne veulent pas parler, si tout le monde s’en moque, ou répond à notre place ?
Nelly Wolf est universitaire, elle aurait pu se lancer dans une somme académique sur l’identité des intellectuels juifs français de 1990 à nos jours. Ou sombrer dans la « mélancolie de l’ashkénaze triste à famille merdique ».
Mais il se trouve qu’elle sait écrire, et merveilleusement bien. Spécialiste du roman moderne, elle a choisi sa forme ultime, la série, avec ses repères, Victor, Ety, les enfants, ses personnages secondaires, ses silhouettes de passage.
La chronique est juste parce que drôle. C’est que la chroniqueuse a l’œil perçant, la dent dure, et le cœur plein d’une tendresse désabusée pour les hommes et les femmes comme ils vont.
Goys s’abstenir ? Non. Car, affirme Nelly Wolf, « Les Glouk sont des juifs comme vous et moi ».

Nelly Wolf est professeur de littérature française à l’Université de Lille. Elle a publié de nombreux articles et essais sur le roman français des XIXè et XXè siècles.
La Vie des Glouk est son deuxième roman.

Papier : 19,90 € Numérique : 9,99 €

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A l’ombre de la guerre

Dominique Moaty

Texte édité par Jean Roccia

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Le père et la mère sont toujours sur le qui-vive, à changer souvent de maison, de pays, de vie. On est en Algérie, à Paris, en Bulgarie. Puis on change encore.

Pour les enfants, c’est comme ça, on vit avec les Gounz qui guettent, mais il y a aussi les fleurs, les amis imaginaires, les spectacles qu’on monte pour les parents, avec Madame Patchou, l’ours en peluche.

Pour la petite, c’est plus compliqué, elle est en charge : c’est l’aînée des filles, il faut qu’elle s’occupe des petits, on lui a appris à servir.

Ni larmes ni plaintes : il s’agirait bien de se plaindre, alors qu’il faut tenir, toujours. Non, ce qui la gêne, c’est qu’elle aimerait bien comprendre.

Revoir l’enfance, on voudrait tous refaire le chemin. Ici, c’est un étrange voyage, entre ici et ailleurs, hier et aujourd’hui, avec ce qu’on découvre, ce qu’on comprend, ce qu’on entrevoit.

Et toujours, ce doute : si, finalement, mieux valait ne pas comprendre ?

Dominique Moaty est artiste lyrique. Au sein de l’ensemble Alessandro Grandi, elle interprète le répertoire italien du XVIIe siècle. Elle donne aussi des récitals de mélodies et a créé de nombreuses œuvres contemporaines.

Elle est professeure de chant à la maîtrise de Radio France, au Conservatoire Régional 93 et au Pôle Sup 93.

Papier : 16 € Numérique : 9,99 €

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