Jean Roccia

Jean Roccia

Vacance

Jean-Michel Platier

Texte édité par Jean Roccia

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Quatre dates, de 1943 à 2014, comme quatre signets dans le roman national.

Deux femmes qui traversent le Jura à pied, un gamin qui se libère grâce à l’école, un autre qui échappe à une maladie aussi cruelle qu’inconnue, des braves gens qui partent en vacances : quatre histoires simples, mais qui se déroulent à des moments de bascule de l’histoire de France : la bataille de Stalingrad, la fin de la guerre d’Algérie, le début de la crise économique, la fin des illusions de la gauche au pouvoir.

Et toujours les mêmes questions : que savons-nous de nous et des autres, comment survivre dans cette violence qui nous hante, dans celle que nous inflige ce monde absurde?

Pour commencer, se souvenir des belles choses : la marche qui porte nos corps vers de nouveaux ailleurs, l’espoir qui toujours porte nos âmes. Les petits soldats de l’enfance, le rire des femmes sur le chemin, le plaisir de faire la route ensemble. Et par dessus tout, Homère, qui nous chante le destin de l’homme et sait nous le rendre supportable.

Des histoires qui se répondent, s’entrelacent ou s’ignorent, et qui finissent par nous dire, à petits pas, ce que nous sommes : c’est bien d’une odyssée moderne qu’il s’agit ici.

Poète, éditeur, Jean-Michel Platier a écrit ces quatre textes dans l’urgence, par besoin. Puis il s’est rendu compte qu’assemblés, ils formaient une histoire. La sienne, peut-être. Assurément, la nôtre.

 Jean-Michel Platier a fondé en 1995 les éditions Bérénice, où il a publié de très nombreux poètes contemporains. Vacance est son premier roman.

Papier : 19.90 € Numérique : 9,99 €

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A l’ombre de la guerre

Dominique Moaty

Texte édité par Jean Roccia

⌈Lire un chapitre⌋

Le père et la mère sont toujours sur le qui-vive, à changer souvent de maison, de pays, de vie. On est en Algérie, à Paris, en Bulgarie. Puis on change encore.

Pour les enfants, c’est comme ça, on vit avec les Gounz qui guettent, mais il y a aussi les fleurs, les amis imaginaires, les spectacles qu’on monte pour les parents, avec Madame Patchou, l’ours en peluche.

Pour la petite, c’est plus compliqué, elle est en charge : c’est l’aînée des filles, il faut qu’elle s’occupe des petits, on lui a appris à servir.

Ni larmes ni plaintes : il s’agirait bien de se plaindre, alors qu’il faut tenir, toujours. Non, ce qui la gêne, c’est qu’elle aimerait bien comprendre.

Revoir l’enfance, on voudrait tous refaire le chemin. Ici, c’est un étrange voyage, entre ici et ailleurs, hier et aujourd’hui, avec ce qu’on découvre, ce qu’on comprend, ce qu’on entrevoit.

Et toujours, ce doute : si, finalement, mieux valait ne pas comprendre ?

Dominique Moaty est artiste lyrique. Au sein de l’ensemble Alessandro Grandi, elle interprète le répertoire italien du XVIIe siècle. Elle donne aussi des récitals de mélodies et a créé de nombreuses œuvres contemporaines.

Elle est professeure de chant à la maîtrise de Radio France, au Conservatoire Régional 93 et au Pôle Sup 93.

Papier : 16 € Numérique : 9,99 €

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