Auteurs

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Un été à t’attendre

Marie-Aimée Lebreton

Texte édité par Jean Michel Ollé

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« Si j’étais un peu plus patiente, je pourrais être une fille parfaite. J’attendrais que tu répondes à mes mails et si tu ne le faisais pas, ça n’aurait pas d’importance puisque je n’aurais pas de doute sur le fait que tu m’aimes. Pendant que tu ne répondrais pas à mes mails, je me roulerais dans l’indifférence alanguie des fins d’après-midi, j’écouterais la pluie d’été laver les rues, j’ouvrirais grand les fenêtres pour respirer l’odeur de la rue mouillée. »
Elle l’attend et elle lui écrit. Elle lui écrit qu’elle l’attend, qu’elle attend qu’il lui écrive. Dans Paris déserté par l’été, elle enfile les mails, raconte sa mère, sa soeur, l’enfant, toute la famille Ricoré.
Marie-Aimée Lebreton nous donne ce que nous attendions depuis que ce média a envahi notre quotidien, le premier roman par mail, dans la pure tradition du roman épistolaire, même si elle convoque au passage Spinoza et la Nouvelle star.
Pour mieux nous dire ce qu’on vit quand on aime, et taire ce qu’on souffre.

 

 Marie-Aimée Lebreton est née en Kabylie. Elle est maître de conférences en Esthétique à l’université de Lorraine. Elle publie des romans, du théâtre et vit à Paris.

 

Papier : 16.90 € Numérique : 9,99 €

Disponible chez votre libraire, ou sur Amazon ou à la Fnac

Amour (pas) toujours

Pierre Kalfon

texte édité par Karim Sarroub

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« Écoute, écoute… Il m’est arrivé une histoire incroyable ! » J’ai écouté.
A force d’entendre les « histoires incroyables » de mes ami(e)s, l’idée m’est venue de sélectionner les plus singuliers de ces témoignages, ceux qui m’ont paru refléter le mieux un aspect essentiel des choses de la vie.
Nées du hasard, toutes n’ont duré qu’un temps. Ces fragments de passions amoureuses, insolites ou drolatiques, ont laissé cependant une marque tenace dans le souvenir. La plupart se situent en France mais d’autres nous transportent aux quatre coins du monde.
Ainsi s’est constitué ce florilège de récits parfois assez gaillards où mon rôle a été de raconter, de romancer même, ce qui m’avait été conté en trois minutes, en quelques mots, dans la chaleur de l’instant ou avec la joliesse d’une réminiscence inoubliée.
Journaliste, écrivain, diplomate, Pierre Kalfon a passé sa vie à porter la bonne parole culturelle française, essentiellement en Amérique latine (Alliance française, Universités, Le Monde, Unesco, Quai d’Orsay).
On lui doit plusieurs livres sur l’Argentine, le Chili, l’Amérique latine, ainsi qu’une importante biographie de Che Guevara (Seuil) devenue ouvrage de référence.

Papier : 17.90 € Numérique : 9,99 €

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Le téléphone de Samia

Yveline Piarroux

Texte édité par Jean Roccia

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Que cherchent-ils, tous ? Samia, un téléphone, on s’en doute. Pour Antoine et Alain, c’est moins simple, pas sûr qu’ils le sachent eux-mêmes. Derrière l’austère façade d’un lycée parisien, ces grands murs qui ne s’entrouvrent furtivement qu’aux entrées et sorties de classe, on vit, on aime, on souffre, on peut mourir aussi.

On les suit, eux et beaucoup d’autres, pendant un an. Yveline Piarroux nous fait (re)passer les portes de cet autre monde, dans un style parfaitement juste, qui joue du classicisme comme de la familiarité pour dire le quotidien, les rêves aussi.

Ils se parlent ou s’évitent, se cajolent ou s’engueulent, sous les boiseries anciennes, autour des tables en contreplaqué. Et puis, il y a ce netsuke, un petit moine qui contemple le ballet de ceux qui vont et viennent, avec une ironie bienveillante, les mains cachées dans ses manches, du haut de ses trois centimètres d’ivoire. Peut-être sait-il ce qu’ils cherchent ? Mais il se tait.

 

Enseignante à Paris, Yveline Piarroux a publié de nombreux articles en sciences sociales, notamment dans la revue Espaces-Temps. C’est sa première œuvre de fiction. 

Photographie : droits réservés

Papier : 19.90 € Numérique : 9,99 €

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Nuit chez la Femme-en-Rouge

Isabelle Van Welden

Texte édité par Claire Jeantet

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Un homme arrive un soir chez sa psychanalyste. Elle le fait entrer. Il attend. Elle ne reparaît pas. Alors qu’il découvre qu’elle s’est évanouie, un deuxième patient sonne à la porte. Et bientôt un troisième…

S’ensuit un huis clos burlesque où chacun vit la situation à travers ses obsessions et ses chimères. L’un improvise un dîner, l’autre une séance de psy de groupe, un troisième s’en va explorer la maison.

Dans ce roman qui joue avec les formes théâtrales, le narrateur embrasse peu à peu le langage des uns et des autres, jusqu’à ce que narration et dialogues s’imbriquent.

Et pendant que se déploie crescendo cette fantaisie nocturne dans l’appartement sens dessus dessous, la ville montre en arrière plan certains signes de dérèglement.

 

Isabelle Van Welden, née en 1954 à Paris, est venue à l’écriture à partir du jeu théâtral. Elle a travaillé longtemps à la Bibliothèque nationale de France.

Précédemment, Le Palais des archives a été publié par les éditions Christian Bourgois. 

Photographie : Vincent Desjardins

Papier : 19.20 € Numérique : 9,99 €

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Célébration

Francis Vladimir

Texte édité par Jean-Michel Platier

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Célébration se lit comme le livre des livres, un mantra original qui suit le cycle bouleversant des saisons, de la nature des pays de l’hémisphère nord. Mais ça, c’était avant le réchauffement climatique, ce que ne connaîtront certainement pas les moins de 20 ans, avant quelques siècles ou millénaires…
Francis Vladimir a accompagné chaque jour d’une année selon le rythme, a priori lent mais inexorable des saisons, d’un poème répété presque à l’infini, pour chaque jour de chaque année.
Après la mort blanche et froide renaît la terre et ses végétaux, les animaux, insectes et mammifères qui suivent l’évolution des journées et des nuits avant le grand réveil et l’explosion du vert et de la vie. Avant que de nouveau s’endormir pour retourner au domaine du néant. Ce rythme des saisons si particulier des pays au climat tempéré,
source de joies, de surprises et de nouveautés, associe naissance, vie et mort pour mieux renaître, dans un cycle des répétitions auquel on ne peut qu’associer l’humanité. D’ailleurs, est-ce le seul scénario qui nous est en fin de compte destiné ?
Célébration est un texte envoûtant, émouvant, surprenant comme le film de Satyajit Ray, Le salon de musique. D’abord exaspérant, puis on est comme hypnotisé, arraché à notre rêverie de lecteur solitaire pour entrer définitivement dans le corps du livre ; le livre des livres.
Et c’est ainsi que l’on prend réellement conscience du mouvement de la vie qu’il ne nous faut plus subir mais saisir à pleines mains, pour redevenir l’acteur privilégié de ce cadeau extraordinaire qui nous a été donné : notre vie ; une vie à savourer, apprécier, jour après jour, quels que soient l’humeur, les défaites, les surprises, les petits bonheurs, les joies et les plaisirs immenses. Bref, tout ce qui fait mais aussi peut défaire une vie dans les saisons d’une vie.
C’est très important. Il fallait le souligner.

Francis Vladimir est né à Elne, dans les Pyrénées Orientales. Il a écrit pour le théâtre et des romans, nouvelles et textes poétiques.

Papier : 18.90 €

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La peau de l’ours

Pierre Maubé

Préface de Michel Baglin
Couverture de Brigitte Dusserre-Bresson

Texte édité par Jean-Michel Platier

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Dans son neuvième recueil, Pierre Maubé donne à toucher, dans la douleur et la douceur du quotidien, un peu du pelage de l’ours, on y devine les parfums des sous-bois de l’enfance et les blessures de l’âge adulte.
Stances, élégies, invectives, proses poétiques, sonnets, poèmes courts, poèmes longs, vers libres ou réguliers, regrets, hommages, confidences, mensonges, rêveries, aveux : pas une page ici ne ressemble à la précédente, on n’y retrouverait pas ses oursons et pourtant l’on y devine un ordre mystérieux qui a le charme du fouillis et les sortilèges des retours à la maison natale.
Comme nous le confie son préfacier, le Toulousain Michel Baglin, la poésie de Pierre Maubé est riche de ces moments pleins, de ces sèves goûteuses, de ces vertiges du vivant, alliés à un souci constant de lucidité. Autobiographie de tout le monde, s’intitule l’un des ensembles de poèmes. En effet, page après page, se révèle une intimité qui fait écho à la nôtre. Chacun de nous pourra s’y reconnaître.

Né en 1962, Pierre Maubé vit actuellement en Haute-Garonne. Il est membre des comités de rédaction des revues ARPA (Clermont-Ferrand) et Place de la Sorbonne (Paris). Il anime le blog Poésiemaintenant

Papier : 17.90 €

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Traversée du parc Ritan

Marc Fontana

Illustrations de Li Chevalier, préface de Pierre Dhainaut

 

Texte édité par Jean-Michel Platier

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Pékin n’est pas une ville mais un gigantesque territoire urbain où l’activité est intense. Pour le poète qui y vit, la traversée quotidienne d’un parc resserre cette démesure, elle ralentit et concentre le temps de l’observation des hommes et des femmes, du passage des saisons, elle délimite aussi un espace intérieur propice à la pensée de la Chine. Il écrit alors pour tenter de mettre à l’épreuve les apparences de cet ici qui n’est plus tout à fait un ailleurs à ses yeux d’étranger. Ce sont des poèmes qui interrogent les gestes, les visages, la langue, les dormeurs, la foule, des oeuvres d’art, des rencontres… Dans ses poèmes, la Chine agit sur lui comme l’encre que le papier absorbe mais jamais il ne se départit de ce qu’il est. De l’espace intime de sa chambre à celui du dehors, l’écriture laisse affleurer ce qui l’émeut mais aussi ce qui le heurte, ce qui le rapproche ou ce qui l’éloigne de la Chine.

Marc Fontana a vécu en Chine de 2009 à 2013. Il y a rencontré la plasticienne Li Chevalier dont l’oeuvre ouvre un passage de grande étendue entre l’Orient et l’Occident et se nourrit toujours de l’échange entre la poésie et la peinture.

Papier : 15.00 €

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Si jamais

Emmanuelle Sordet

Préface de Pierre Dhainaut

Texte édité par Jean-Michel Platier

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Je vais déplier le drap qui commence par demain, nous dit Emmanuelle Sordet dans son premier livre.
Livre où alternent contes rimbaldiens, aphorismes, élégies rilkéennes, odes et chants – comme autant de fragments d’une méditation toujours recommencée, au prisme d’une écriture dense et souple, précise et sinueuse, cruelle et fluide, le murmure très doux d’une guitare inassouvie.
Dans ces pages brûlées de soleil, des ombres passent, furtives. Présences lucides, compagnons secrets, elles accompagnent notre courage et nos hésitations. Elles nous murmurent de lever les yeux, de regarder les paysages sans mémoire auxquels nous donnons sens.
Mais si l’Histoire nous roule de vagues de sang en disparitions – amis déchiquetés, cités rasées, civilisations détruites, enfants engloutis –, si nous nous levons chaque jour Ulysse oublieux, pourquoi donner voix au poème ?
Si jamais. S’il était encore possible de croire et d’accepter, nous regretterions d’avoir laissé s’éteindre le pouvoir heureux de la lumière et se taire la musique. Nous devons prendre le risque du poème, de sa démesure.
« Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes », nous prévient Rimbaud dans Une saison en Enfer. De ce combat, le recueil d’Emmanuelle Sordet porte témoignage. « Un livre qui passe de l’immédiat au lointain, de l’intime au collectif, qui les mêle avec le plus grand naturel, et c’est si rare qu’il faut y insister. »
Pierre Dhainaut (préface)

Emmanuelle Sordet est née en 1971. Elle vit et travaille à Paris. Publiée en revue depuis plusieurs années (Décharge, ARPA, Place de la Sorbonne), elle donne aux éditions du Pont9 son premier recueil, Si jamais.

Papier : 16.00 €

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Récréations

Jean-Marie Sztalryd

Texte édité par Augustin Langlade

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J’ai écrit ces textes au cours des années 90 à 2000 pendant les récréations, ces moments de pause ponctuant les périodes de travail.
Ils sont classés dans cinq rubriques en écho à un surnom de mon enfance : Jean qui rit, Jean qui pleure.
Entre fantaisie et sérieux de l’enfance, j’évoque le temps réfléchi d’événements quotidiens qui m’ont touché.

Jean-Marie Sztalryd travaille comme psychologue clinicien et psychanalyste. Il a publié de nombreux articles. Récréations
est son premier recueil de poèmes.

Papier : 18.90 €

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Roman d’amour avec scènes de sexe explicites

Gilles D. Perez

Texte édité par Robert Airelle

⌈Lire un chapitre⌋

 

« Elle m’avait serré contre elle, sa joue posée contre la mienne en une sorte de lente caresse, sa bouche tout près de ma bouche, tandis que ses hanches frôlaient mon bassin. Elle avait tourné un peu la tête puis elle m’avait embrassé à la commissure des lèvres. Ensuite elle s’était détachée… »

C’est une histoire d’amour ! Vraiment, avec un début et une fin, comme tous les voyages en train ; et entre la peau du début et l’os de la fin, c’est un livre de chair, pas du tout triste.

Qui doutera encore, une fois ce roman lu et refermé, de cette affirmation de Spinoza : « le désir est l’essence de l’homme » ?  Y sont écrites cette force qui de deux personnes semble n’en faire qu’une — scènes de sexe explicites — et cette confiance amoureuse qui libère et conduit à ces gestes, à ces actes — faire l’amour — si exquis.

On salive, pour le riz aux aubergines aussi. Mais toujours quelque chose vient troubler la fête.

Il y a des romans ferroviaires, comme il y eut des romans par lettres. Transports des sens !

Dans le TGV final : scènes de sexe — avec amour implicite ?

Gilles D. Perez est né en 1965 à Casablanca. Agrégé de philosophie, il a enseigné en France et à l’étranger. Il a vécu et écrit à Paris, Sofia, Madrid, Buenos Aires. Roman d’amour avec scènes de sexe explicites est son sixième roman.

Papier : 16,00 € Numérique : 9,99 €

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